La dette étudiante frise les 1.500 milliards de dollars cette année aux États-Unis | Juan Jamos / Unsplash
La dette étudiante frise les 1.500 milliards de dollars cette année aux États-Unis | Juan Jamos / Unsplash

Les États-Unis vont-ils faire table rase des 1.560 milliards de dollars de dette étudiante?

Le camp démocrate tente de convaincre une majorité d'Américain·es.

La dette étudiante a explosé aux États-Unis ces dernières années. La hausse des tarifs des universités en particulier et le coût de la vie en général obligent chaque année les étudiant·es à contracter un prêt pouvant dépasser les 100.000 de dollars (près de 88.000 euros).

On dénombre désormais 44,7 millions d'Américain·es endetté·es à cause d'un prêt contracté au moment de faire leurs études. La dette étudiante a atteint un record cette année pour culminer à quasi 1.500 milliards de dollars –plus de trois fois le budget de la France.

Alors que les élections pour la présidentielle américaine de 2020 se rapprochent, deux candidat·es démocrates souhaitent y remédier en la supprimant totalement ou partiellement.

Bernie Sanders souhaite l'effacer intégralement pour 95% de la population endettée en fonction du montant des emprunts et des revenus touchés aujourd'hui –soit une baisse de 640 milliards de dollars– alors qu'Elizabeth Warren compte la supprimer partiellement. À terme, les deux candidat·es envisagent de rendre gratuit l'accès aux études supérieures.

Ce genre de politique de relance permettrait d'augmenter les dépenses liées à la consommation, l'accession à la propriété, la création d'emplois et de réduire le chômage, selon un rapport du Levy Economics Institute.

Taxer Wall Street et les plus riches

Berth Akers, membre de l'institut de Manhattan, met en avant deux aspects susceptibles de remettre une telle politique en question.

«Décharger les emprunteurs de rembourser impose un coût réel aux contribuables», rappelle-t-elle. En réalité, les classes sociales qui subiront une augmentation d'impôts seront surtout les plus aisées. Car pour financer ces projets, Bernie Sanders affirme vouloir mettre en place une taxe sur Wall Street (actions, obligations, produits dérivés, etc.). Elizabeth Warren, quant à elle, plaide pour la création d'un impôt sur le patrimoine afin de taxer les 0,1% des plus riches.

«Cela semble bien en théorie mais, dans la pratique, les emprunteurs à solde élevé ont tendance à venir des familles aisées et ont obtenu des diplômes qui mènent à des postes bien payés», explique Berth Akers. Une critique qui vise directement Bernie Sanders et son souhait de supprimer l'intégralité de la dette. Selon les statistiques de la Réserve fédérale, les dettes qui ne sont toujours pas remboursées sont celles des populations les plus en difficulté alors que les personnes les plus aisé·es ont pour la majorité remboursé la leur. Une telle politique profiterait dès lors en priorité aux classes les moins privilégiées.

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