«Nous ne pouvons faire aucun commentaire, si ce n'est que ces agents représentent un risque pour la sécurité des États-Unis et de nos alliés», s'inquiète Alan E. Kohler Jr, agent spécial chargé de la division du contre-espionnage du bureau de Washington D.C. | Hannah Wei via Unsplash
«Nous ne pouvons faire aucun commentaire, si ce n'est que ces agents représentent un risque pour la sécurité des États-Unis et de nos alliés», s'inquiète Alan E. Kohler Jr, agent spécial chargé de la division du contre-espionnage du bureau de Washington D.C. | Hannah Wei via Unsplash

Le FBI utilise les pubs Facebook pour recruter des espions russes

Cette technique de contre-espionnage est l'une des stratégies mises en place dans la région de Washington D.C.

Après quelques phrases accrocheuses en russe («pour ton avenir, pour l'avenir de ta famille» au-dessus de la photo d'une jeune femme diplômée entourée de sa famille, ou encore: «N'est-il pas temps pour vous de passer à l'action?», illustrée par un jeu d'échec), les personnes visées par les publicités sont invitées à se rendre directement sur le site de la section du FBI où des détails sont donnés en anglais et en russe.

Elles sont ensuite encouragées à se rendre en personne dans les bureaux du service de renseignement intérieur de Washington D.C.

Même si le FBI n'a pas laissé filtrer de plus amples informations à propos de cette campagne, les trois annonces en russe restent accessibles dans la bibliothèque des publicités du Bureau fédéral d'enquête (à condition de désactiver votre bloqueur de pub).

Contacté par CNN, Alan E. Kohler Jr, agent spécial chargé de la division du contre-espionnage du bureau de Washington, justifie cette discrétion: «Nous ne pouvons faire aucun commentaire, si ce n'est de souligner que la Russie compte un grand nombre d'agents de renseignement disséminés dans ses administrations diplomatiques à travers le monde. Ils sont très actifs et représentent un risque pour la sécurité des États-Unis et de nos alliés.»

«La Russie est une menace pour le contre-espionnage, qui sévit de longue date aux États-Unis, ajoute-t-il. Le FBI utilisera tous les moyens légaux disponibles pour localiser les individus qui détiennent des informations susceptibles d'aider à protéger le pays contre les risques qui nuisent à notre sécurité nationale.»

Retourner sa veste

L'analyste du renseignement et de la sécurité de CNN et ancien agent de la CIA, Bob Baer, pense que passer par Facebook pour le recrutement est une idée viable. «Le problème avec les espions russes, c'est que 99% proposent leurs services sans y avoir été invités», faisant référence aux agents russes qui se présentent sur des sites du gouvernement américain et proposent de travailler pour les États-Unis. Aux yeux de l'analyste, la stratégie qui consiste à intégrer le milieu du renseignement russe pour y instiller l'idée qu'il est possible de proposer ses services au FBI promet d'être efficace.

Selon le site du FBI, le contre-espionnage consiste à détecter, identifier et neutraliser des activités de renseignement étrangères hostiles. Cette activité nécessite de s'appuyer sur des sources extérieures, qui sont essentielles: «Grâce aux informations fournies par le public, le FBI obtient les meilleurs renseignements pour combattre ces menaces.»

En 2016, Facebook avait déjà été le théâtre d'opérations visant à déstabiliser les États-Unis lors de la campagne pour l'élection présidentielle. Des trolls liés au Kremlin s'étaient fait passer pour des activistes américain·es. Ils publiaient du contenu et diffusaient des publicités qui avaient été vus par des millions d'internautes américain·es, avec pour objectif de semer la discorde dans un pays déjà polarisé par la campagne.

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