Quelques captures d'écrans de Facebook Dating, la solution de rencontres en ligne offerte par la plateforme début septembre à ses abonnée·es américains. | via Facebook
Quelques captures d'écrans de Facebook Dating, la solution de rencontres en ligne offerte par la plateforme début septembre à ses abonnée·es américains. | via Facebook

Instagram, l'arme secrète de Facebook Dating

Alors que le réseau social sort son application de rencontres aux États-Unis, il compte se démarquer de la concurrence en l'appuyant sur Instagram.

On ne présente plus les applications de rencontres: Tinder, Grindr, Bumble, OkCupid, AdopteunMec ou même Gleeden, le site web qui vous promet des relations extraconjugales (et qui rencontre un grand succès en Inde tout en maniant avec talent la provocation dans ses campagnes de publicité).

En l'espace de cinq ans, elles sont passées de (très) marginales à (très) grand public. Rien d'étonnant à ce que Facebook veuille aussi sa part du gâteau.

Des données pas si privées

Le réseau social a lancé aux États-Unis Facebook Dating, un nouveau service dont Mark Zuckerberg promettait en 2018 qu'il permettrait de construire des relations «qui comptent».

Déjà disponible depuis un an dans plusieurs pays, au Canada par exemple, Facebook Dating est un onglet auquel vous pouvez directement accéder dans l'application Facebook.

Pour le débloquer, vous devrez créer un profil spécifique qui révèlera seulement votre nom et votre âge (avoir plus de 18 ans est une condition pour avoir accès à la fonction). Vous pourrez alors choisir parmi des profils sélectionnés par un algorithme qui puise dans l'énorme base de données de la plateforme. Ils vous seront présentés sur la base de votre localisation, des évènements auxquels vous participez, de votre travail, de vos préférences, etc.

Vos profils amis n'apparaîtront pas dans la liste: l'option est désactivée par défaut. Vous pouvez également désactiver les comptes amis d'ami·es pour augmenter les chances de rencontrer des personnes qui se situent en dehors de votre cercle.

Pour assurer votre sécurité, Facebook Dating vous propose de sélectionner un contact qui recevra 15 minutes avant le nom et la localisation de votre rendez-vous –et qui restera vigilant pendant une heure. N'importe qui peut envoyer un message à votre profil Dating car, contrairement à Tinder ou Grindr, pas besoin de likes réciproques pour pouvoir entrer en contact.

Instagram, la botte secrète

Facebook espère créer une expérience plus authentique et plus dynamique que sur la plupart des applications de rencontres. Son arme secrète? Instagram. Vous pouvez lier votre compte à votre profil Dating et, d'ici la fin de l'année, vous pourrez aussi partager vos Stories Instagram et Facebook.

Un moyen de créer des comptes moins figés et de convaincre les internautes les plus jeunes –une idée qu'a également eu Tinder puisqu'en avril prochain, l'application permettra d'y intégrer vos stories Snapchat.

Instagram devient également partie intégrante de Secret Crush. Cette option vous permet, s'ils vous suivent en retour, de sélectionner jusqu'à neuf des comptes avec lesquels vous êtes connecté via Facebook ou Instagram et pour lesquels vous avez de l'attirance –ces personnes ne seront notifiées qu'à partir du moment où elles vous ajoutent aussi à leur liste.

Cette nouvelle option est une tentative inédite pour Facebook de rapatrier des membres sur son service central. Le réseau social a beaucoup souffert de sa gestion des données privées ces deux dernières années, tandis que la popularité d'Instagram n'a cessé de grimper. Facebook Dating sera disponible en Europe début 2020.

En ce moment

Les Japonaises interdites de lunettes, xHamster mieux que Facebook, sécuriser son iPhone, aujourd'hui sur korii.

Et Cætera

Les Japonaises interdites de lunettes, xHamster mieux que Facebook, sécuriser son iPhone, aujourd'hui sur korii.

Le récap' du jour.

Google aspire les données médicales de millions de personnes à leur insu

Et Cætera

Google aspire les données médicales de millions de personnes à leur insu

Dans le cadre du «Projet Nightingale», des hôpitaux lui transmettent leurs données sans en informer les patient·es.

Les entreprises japonaises interdisent à leurs employées de porter des lunettes

Et Cætera

Les entreprises japonaises interdisent à leurs employées de porter des lunettes

La mesure n'est que l'une des nombreuses contraintes que les Japonaises doivent respecter au travail.