Les pétitions vont pulluler sur Facebook. | Tumisu via Pixabay

Les pétitions vont pulluler sur Facebook. | Tumisu via Pixabay

Facebook s'intéresse de près au militantisme (et ça pourrait tout changer)

Adieu change.org, bonjour Community Actions.

Facebook a dévoilé Community Actions, un nouvel outil offrant à ses internautes la possibilité de rédiger des pétitions. Uniquement disponible aux États-Unis pour l'instant, il permet de s'adresser à un destinataire en particulier en taguant des élus locaux ou des institutions –un gage évident de la viralité potentielle de ces campagnes.

Cette nouvelle section sera directement intégrée au fil d'actualité et accessible à tout le monde. Le nombre de signataires de la pétition sera affiché publiquement sur la page, mais leurs noms seront gardés secret, sauf si pour les amies et amis des signataires ou s'il s'agit d'une page publique. De même, l'espace réservé aux commentaires sera uniquement ouvert aux engagées et engagés. Le réseau social devrait aussi permettre les levées de fonds.

Facebook veut prioriser les initiatives locales. Les premiers exemples en la matière donnent le ton de la façon dont peut être employé Community Actions. Une association du Colorado appelle le gouverneur à organiser un moratoire sur les forages pétroliers et gaziers, des contribuables de Floride demandent à un maire la construction d'un centre artistique et une association de quartier de Philadelphie recommande la création d'un passage piéton devant une bibliothèque.

La modération mise à l'épreuve

Comment seront modérées ces pétitions? Facebook offre à celles et ceux qui l'estimeront nécessaire l'opportunité de signaler une revendication qui ne rentre pas dans les règles. L'occasion pour l'entreprise de mettre à profit son algorithme de détection et sa main d'œuvre humaine. Facebook prête ainsi le flanc aux critiques qui pourraient accuser la firme de censure en supprimant une pétition controversée ou, au contraire, de parti pris en la maintenant en ligne. Un porte-parole de Facebook a assuré à TechCrunch que les premiers tests s'étaient bien déroulés et que l'entreprise cherchait dorénavant à «trouver l'équilibre entre sécurité et efficacité».

Le modus operandi? En voyant une pétition défiler dans le fil d'actualité, il suffit de cliquer sur le bouton «support» pour la soutenir: cette simplicité d'utilisation pourrait bien être la clé du succès de ces campagnes. Facebook a déjà prouvé son poids lors d'événements politiques tels que la campagne présidentielle de Donald Trump ou le mouvement des gilets jaunes.

On peut imaginer sans risquer de trop s'avancer que l'entreprise suit déjà de près –très près– ces moments d'effervescence politique. Reste à voir si le géant bleu peut, avec l'appui de la puissance dont il dispose déjà par ailleurs, devenir la référence des sites de pétitions en ligne.

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