Quand les autres tombent, les sites pornos sont –sans surprise– une valeur refuge. | Tim Mossholder via Unsplash
Quand les autres tombent, les sites pornos sont –sans surprise– une valeur refuge. | Tim Mossholder via Unsplash

Que font les internautes quand Google ou Facebook plantent?

Pour commencer, on panique. Ensuite, on se tripote.

Notre temps passé sur internet est principalement capté par une poignée de sites. Twitter, YouTube, Facebook, Google et Netflix se partagent ainsi la grande majorité de mon activité en ligne; ajoutez-y Wikipédia, Reddit, Amazon, Instagram ainsi que le moteur de recherche chinois Baidu, et vous aurez une idée assez précise des plateformes drainant l’essentiel du trafic mondial.

Mais que se passe-t-il lorsque l’un de ces sites crashe, qu’il n’est plus accessible à leurs utilisateurs et utilisatrices? Étudier les moments où ces sites ont planté permet de mieux comprendre nos comportements en ligne: Wired a donc regardé où les internautes se réfugient lorsque leurs sites favoris sont down.

Vases communicants et porno

Première observation, internet fonctionne comme un système de vases communicants. Lorsqu’un site est inaccessible, on ne se déconnecte pas, on se dirige vers d’autres sites.

C’est lorsque Facebook plante que l'on voit ainsi à quel point il tient le rôle d’agrégateur de médias. Lors du dernier bug, le 3 août 2018, le réseau social a été hors ligne pendant quarante-cinq minutes. Selon des données fournies par Chartbeat, une analyse portant sur plus de 4.000 médias en ligne montre que les internautes ont instantanément reporté leur attention vers les sites d’information, qui ont vu leur fréquentation augmenter de 11%, quand celle des applications d’infos a grimpé de 22%.

Ce bond soudain s’explique en partie parce que les internautes veulent connaître la raison du crash, comme le montre l’exemple de YouTube. Le 16 octobre 2018, le site de streaming vidéo a été down pendant une heure et demie. Là aussi, les sites d’info ont connu une hausse de leur fréquentation de 20%, la moitié de ces visites provenant d'une recherche du terme «YouTube».

Autre grand gagnant des crashes de YouTube: le porno. Lors du bug d'octobre, la fréquentation du site Pornhub a bondi de 21%. La recherche du terme «YouTube» y a augmenté de 183%, tandis que celle du terme «ASMR» –un mot-clé d’ordinaire plutôt associé à YouTube– a crû de 201%.

Même phénomène le 11 avril 2018. Les serveurs du jeu Fortnite ont fermé pendant vingt-quatre heures pour maintenance: les recherches du terme «Fortnite» sur Pornhub étaient alors en hausse de 60%, et les visites d’internautes dont le profil mentionnait «fan de jeux vidéo» de 9.8%.

Indispensable Google

Le crash qui en dit le plus long sur nos habitudes est très probablement celui de Google et de ses services associés, notamment YouTube et Google Drive. La plateforme est très stable, et il est très rare qu’elle soit inutilisable. Mais elle n’est pas pour autant infaillible.

Le 16 août 2013, il est 16h37 en Californie lorsque la plupart des requêtes adressées à des services Google ne répondent que par des messages d’erreur. Google explique ensuite que le service a été «partiellement restauré en une minute, puis entièrement restauré quatre minutes plus tard». Ce bref bug de moins de cinq minutes montre à quelle point le moteur de recherche de Mountain View est central dans notre utilisation d’internet: pendant ces 300 petites secondes, le trafic internet mondial a plongé de 40%.

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