La peste ou le choléra? En l'occurrence, la peste. | CDC / AFP
La peste ou le choléra? En l'occurrence, la peste. | CDC / AFP

Sept siècles plus tard, le grand mystère de la peste noire semble résolu

Le plus grand «cold case» de l'histoire.

La pandémie de Covid-19, qui connaît ces jours-ci en Europe et notamment en France un net et inquiétant rebond, a immédiatement ravivé dans l'esprit collectif le souvenir de deux des plus grands désastres sanitaires de l'histoire: la grippe espagnole, qui a tué plus de 50 millions de personnes en quelques mois au sortir de la Première Guerre mondiale et, plus ancienne, la peste noire.

Celle-ci, également nommée «grande peste» ou «mort noire» (Black Death en anglais), associée à un taux de mortalité de 100% dans un monde médiéval qu'elle a transformé, a ravagé l'Europe au XIXe siècle, mais aussi une partie de l'Asie et de l'Afrique du Nord.

Sous nos latitudes, la pandémie de peste noire aurait ainsi décimé plus d'un tiers de la population, et des dizaines de millions de personnes seraient mortes dans la totalité des zones touchées.

Mais d'où est partie cette maladie bubonique, généralement causée par la bactérie Yersinia pestis, découverte en 1894 par Alexandre Yersin et qui sévit encore de nos jours dans certaines parties du monde? Ainsi que l'explique le Guardian, le mystère était jusqu'ici presque total.

Mais, basant leurs travaux sur des trouvailles initiales du Dr Philip Slavin, historien de l'université de Stirling en Grande-Bretagne, des scientifiques de l'Institut Max-Planck de Leipzig, en Allemagne, pensent pouvoir, sept siècles plus tard, retracer les premières origines de cette vague transcontinentale de peur et de mort.

Les racines du mal

Selon eux, tout a commencé vers la fin des années 1330, près du lac d'Issyk-Koul, dans le nord-est de l'actuel Kirghizistan. Dans deux cimetières de la région, Philip Slavin a découvert un nombre très élevé et tout aussi anormal de stèles datant de 1248 à 1345 (467 pour être précis) et 118 pierres tombales pour les seules années 1338 et 1339.

Bref, quelque chose de terrible a frappé la région à cette période. Sur nombre de ces stèles était inscrit le mot «mawtānā», un terme syriaque signifiant «peste» en français. Retraçant le parcours des cadavres inhumés sous ces pierres, qui avaient été déplacés à la fin du XIXe siècle, l'historien a pu retrouver certains des squelettes concernés.

Après prélèvements dentaires, des tests ont été effectués par des spécialistes de l'ADN ancien issus de l'Institut Max-Planck, notamment le professeur Johannes Krause, aidé de la Dr Maria Spyrou de l'université de Tübingen (Allemagne).

Plusieurs de ces prélèvements contenaient des traces de la bactérie Yersinia pestis, dont une analyse plus poussée a montré qu'elle était l'ancêtre directe de la souche qui, quelques années plus tard, a frappé l'Europe.

«Nous avons en fait localisé les origines de la pandémie dans le temps et l'espace, ce qui est réellement remarquable, a déclaré Johannes Krause. Nous avons nous seulement découvert l'ancêtre de la mort noire, mais aussi celui de la majorité des souches qui circulent dans le monde aujourd'hui.»

En ce moment

👴 Les (très) vieux chars russes 🇯🇵 Un 9 m2 à Tokyo 🤍 La peinture la plus blanche du monde, une journée sur korii.

Et Cætera

👴 Les (très) vieux chars russes 🇯🇵 Un 9 m2 à Tokyo 🤍 La peinture la plus blanche du monde, une journée sur korii.

Quatre articles pour prendre de l'avance sur le monde.

La peinture la plus blanche du monde, bientôt sur votre maison, votre auto et votre avion

Tech

La peinture la plus blanche du monde, bientôt sur votre maison, votre auto et votre avion

Plus blanc que blanc, et de nombreux avantages.

Dans les «chambres à trois tatamis»: 9 m² pour loger les jeunes Tokyoïtes

Et Cætera

Dans les «chambres à trois tatamis»: 9 m² pour loger les jeunes Tokyoïtes

Tout est une question d'agencement.