L'ennemi ne sera pas seulement sportif, mais aussi météorologique. | Charly Triballeau / AFP
L'ennemi ne sera pas seulement sportif, mais aussi météorologique. | Charly Triballeau / AFP

Comment Tokyo compte sauver ses JO de la canicule

Face aux inquiétudes, la capitale japonaise qui accueillera les Jeux olympiques d'été de 2020 cherche à se rafraîchir.

Plus de 1.000 décès ont été imputés à la canicule qui a étouffé, cet été, la population japonaise. Autorités locales comme observateurs du monde entier peuvent légitimement s'inquiéter de la sécurité des athlètes, du public et des bénévoles –souvent âgé·es– lors des Jeux olympiques qui se dérouleront à Tokyo du 24 juillet au 9 août 2020.

Comme le note le New York Times, cette chaleur n'a rien d'exceptionnel pour la capitale japonaise. Pourquoi alors ne pas avoir décalé les JO en septembre ou octobre, comme ce fut le cas en 1964?

Parce que la NBC, plus gros diffuseur et sponsor financier de l'événement, ne souhaitait pas d'une collision avec le calendrier sportif américain. Et parce qu'une tentative plus récente –les JO de Sydney en 2000– a eu pour conséquence les Jeux les moins regardés de l'époque moderne.

Canons à neige et chapeaux-ombrelles

Avec en tête le très mauvais exemple des derniers Mondiaux d'athlétisme à Doha ou le naufrage sportif de récents événements locaux, Tokyo cherche à se rafraîchir par tous les moyens. «Les idées vont de l'intelligent au ridicule et toutes coûtent des yens ou de la dignité, parfois les deux», écrivent John Branch et Motoko Rich pour le NYT.

Entre les métros et les arènes sportives, en grande majorité situées sous le soleil exactement, des tentes où le public pourra s'asseoir et se voir offrir de l'eau seront installées. Des sacs de glace, ventilateurs ou visières en carton seront gracieusement distribuées aux gens assistant à l'événement.

L'intégralité des 42 kilomètres sur lesquels se courra le marathon est recouverte d'un matériau spécial, nommé Perfect Cool et composé de billes en céramique pour réfléchir la chaleur –certains spécialistes estiment qu'à hauteur de tête, l'effet sera nul.

Lors d'une compétition de canoë, début septembre, les organisateurs ont testé les canons à neige pour refroidir l'atmosphère. La température n'a malheureusement pas baissé d'un degré, et les flocons n'ont mis que quelques secondes pour détremper le public.

Non-sens absolu, il a même semble-t-il été demandé aux commerçant·es tokyoïtes de mettre leurs climatiseurs au service des rues accueillant athlètes, bénévoles ou spectateurs. Quant aux chapeaux-ombrelles, ils pourraient se révéler de précieux alliés dans la course à l'ombre.

Le New York Times ne donne qu'un seul chiffre global pour ces dépenses: la municipalité a déboursé 17 millions d'euros pour installer les tentes et autres systèmes de rafraîchissement.

Mais en intégrant les sommes engagées par d'autres collectivités comme par les instances olymiques, le coût final de la lutte contre la chaleur pourrait être phénoménal, et l'impact environnemental sera en proportion. Espérons néanmoins que les êtres humains ne paient pas le prix fort.

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