L’entrée de la base aérienne de Nellis à Las Vegas, le 3 avril 2020. | Ethan Miller / Getty Images North America / Getty Images via AFP

L’entrée de la base aérienne de Nellis à Las Vegas, le 3 avril 2020. | Ethan Miller / Getty Images North America / Getty Images via AFP

À Las Vegas, le «zoo» où l'armée américaine étudie les armes russes

Avec l'invasion de l'Ukraine, ces vieilles armes soviétiques ont connu un net regain d'intérêt.

Las Vegas, ses casinos, ses hôtels, ses salles de spectacle… et son entrepôt d'armes soviétiques à ciel ouvert. À vingt minutes en voiture du célèbre Strip de la ville, sur la base aérienne de Nellis, chasseurs, hélicoptères et missiles russes reposent sous le soleil du Nevada, au sein de la Threat Training Facility (en français, Centre de formation sur la menace).

Les visiteurs peuvent ainsi voir de près un Mig-29, redoutable avion russe durant la Guerre froide, ou se glisser à l'intérieur d'un blindé anti-aérien SA-13. L'armée insiste sur l'utilité tactique de ce cimetière pour armes russes, surnommé le petting zoo (du nom des parcs animaliers où les enfants peuvent caresser les animaux).

Le lieutenant-colonel Brian Redstone, qui dirige le 547e escadron de renseignement et est le responsable des lieux, refuse pour autant de qualifier ces armes de pièces de musée ou de collection de trophées de guerre. Il préfère: «acquisitions aidant à éduquer et entraîner nos soldats».

Le début de la collecte de ces armes remonte à la guerre du Vietnam, lorsque l'aviation américaine était à la peine face aux avions conçus en Union soviétique, explique le Wall Street Journal. Les États-Unis s'étaient alors employés à récupérer des appareils ennemis, afin de pouvoir les faire voler et les étudier dans le Nevada.

Trésors de guerres

Certains engins ont été récupérés par l'armée; d'autres ont été apportés par des transfuges; quelques-uns ont même été volés par des espions américains; d'autres encore ont été achetés à des marchands d'armes ou à des pays tiers. En 1996, tout ce matériel a finalement été déclassifié et déposé dans le petting zoo.

Les forces américaines continuent par ailleurs régulièrement à mettre la main sur des matériels russes, parfois stratégiquement importants: en mars, l'Ukraine a ainsi capturé un véhicule de guerre électronique Krasukha-4, que le Pentagone a, depuis, eu tout le loisir d'étudier sous toutes les coutures.

Pourtant, si une bonne partie des modèles entreposés sont obsolètes, certains modèles, simples d'utilisation et faciles à entretenir, sont encore utilisés par la Russie, l'Iran ou par certaines nations de l'ex-bloc soviétique. Après l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe, ces reliques profitent d'un regain d'intérêt de l'armée, qui veut réapprendre à les combattre.

Pour le Pentagone, il est aussi important que ses soldats voient de leurs propres yeux les armes qu'ils pourraient un jour croiser sur le champ de bataille. À la fois pour savoir les reconnaître, et pour ne pas combattre une menace abstraite. Le SA-13 par exemple: «Il y fait chaud, c'est étroit, c'est brinquebalant, explique au Wall Street Journal le major James Livsey, directeur des opérations sur la base. C'est important de réaliser le facteur humain qui joue là-dedans.»

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