Westminster est l'un des quartiers les plus touchés par ce phénomène. | Maurício Mascaro via Pexels

Westminster est l'un des quartiers les plus touchés par ce phénomène. | Maurício Mascaro via Pexels

À Londres, les Airbnb boîtes de nuit font des ravages

Malgré le Covid-19, de grandes fêtes sauvages sont organisées dans les locations à courte durée de la capitale.

La musique s'entend de loin, un videur vous fait payer l'entrée, il y a un bar, un·e DJ professionnel·le et le sol est jonché de gobelets, de cartouches de protoxyde d'azote et de bouteilles de champagne. Ce n'est pas une boîte de nuit, mais une de ces fêtes illégales à la mode dans les locations Airbnb de Londres.

Avec la fermeture des boîtes de nuit de la ville pour lutter contre la propagation du Covid-19, les jeunes londonien·es se rabattent de plus en plus sur ces locations à courte durée pour faire la fête, rapporte Wired. Ces événements rassemblent en moyenne une centaine de personnes, au grand dam des autorités comme du voisinage.

Westminster, qui comprend notamment Soho et Covent Garden, est l'un des quartiers les plus touchés. Alors que ses autorités n'ont reçu qu'une unique plainte relative à ce genre d'événement au mois de mai, elles en ont reçu douze en juin puis trente en juillet, ajoute le média.

La soirée se termine souvent avec l'arrivée de la police. Au milieu de l'été, les forces de l'ordre sont intervenues trois week-ends d'affilée dans une même location Airbnb de Carlisle Street pour interrompre trois fêtes, où plus d'une centaine de personnes étaient rassemblées.

Mesures restrictives

Les résident·es et les autorités de la ville sont de plus en plus agacé·es par ces fêtes sauvages et craignent qu'elles ne favorisent la propagation du virus dans le pays. Les plateformes de location en ligne sont pointées du doigt pour leur passivité et leur mauvaise gestion du problème, avec en tête Booking.com et Airbnb.

Cette dernière a été contrainte de réagir. Elle a mis en place mi-août une interdiction mondiale d'organiser tout type de fêtes dans ses locations –et ce bien que 73% des annonces publiées sur la plateforme l'interdisent déjà, précise Le Monde.

Cette interdiction vient s'ajouter à la récente restriction de réservation pour certain·es client·es de moins de 25 ans concernant les hébergements à proximité de leur domicile.

À Londres, le scepticisme reste pourtant de mise quant à la capacité des plateformes à lutter contre les événements dans leurs locations. Chargé de la protection de la population et des licences au Westminster Council, un édile a notamment demandé au gouvernement de promulguer une loi pour faciliter le pouvoir d'action des conseils locaux face aux locataires au comportement illégal.

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