Mike Lindell pose avec une militante républicaine lors d'un meeting à Bemidji, dans son Minnesota natal, le 18 septembre 2020. | Stephen Maturen / AFP

Mike Lindell pose avec une militante républicaine lors d'un meeting à Bemidji, dans son Minnesota natal, le 18 septembre 2020. | Stephen Maturen / AFP

Gloire et décadence de Mike Lindell, roi de l'oreiller et fervent soutien de Trump

La fidélité du PDG de MyPillow au président déchu pourrait lui coûter très cher.

Après l'attaque du Capitole par une foule pro-Trump, nombre de parlementaires républicains et chefs d'entreprises, alliés du président pendant quatre ans, ont sauté sur l'occasion pour quitter le navire en affirmant que, cette fois-ci, la situation allait trop loin. Mais pas Mike Lindell.

En France, c'est un nom inconnu mais, aux États-Unis, le PDG de l'entreprise d'oreillers My Pillow est une vraie coqueluche. Chemise bleue, grosse moustache et crucifix en évidence, Lindell est systématiquement mis en avant dans d'innombrables publicités télévisées et incarne personnellement l'image de son entreprise.

Alors que les entrepreneurs sont souvent allergiques aux sujets potentiellement controversés, Mike Lendell assume totalement être un fervent partisan de Donald Trump. Il faut dire que son soutien à l'ex-président lui a été favorable.

Après avoir commencé à le soutenir publiquement, les revenus de son entreprise ont considérablement augmenté, explique Business Insider. Lindell a ainsi participé à des dizaines de meetings durant le mandat et reçu en échange une avalanche de compliments présidentiels.

«Rendez-vous divin»

Seulement, ces dernières semaines, cette fidélité a commencé à poser problème. Ancien addict au crack, Lindell estime que Dieu l'a sauvé et aidé à lancer son entreprise. Selon lui, Trump fait partie de la destinée prévue pour lui. Il qualifie sa première rencontre avec l'ex-président de «rendez-vous divin».

Il fait donc partie des irréductibles prêts à tout pour défendre le magnat de l'immobilier, en particulier sur le sujet de la fraude électorale. Malgré une menace de procès de la part de l'entreprise de machines de vote électronique Dominion, Lindell continue de les accuser, sur Twitter ainsi qu'en interview, d'avoir truqué les élections.

Ces prises de positions publiques ont été mal digérées par Twitter, qui a décidé de suspendre son compte sur le réseau social de manière définitive.

Après avoir été reçu à la Maison-Blanche pour offrir ses conseils, Lindell a affirmé que Trump pouvait encore déclarer la loi martiale et reprendre le pouvoir. Tout en affirmant s'opposer à l'attaque du Capitole, le PDG estime que cette dernière était menée par «les antifas» et a proposé pour l'occasion un code promo baptisé «FightForTrump».

Cet activisme risque de coûter cher à sa désormais grosse entreprise. Les géants de la grande distribution dont Kohl, Wayfair et Bed Bath and Beyond ont publiquement annoncé qu'ils ne distribueraient plus les produits MyPillow. Tous citent de mauvaises ventes –mais le timing laisse songeur.

Obsédé par sa lutte pour prouver que l'élection était truquée, Lindell réfléchit aussi à laisser tomber ses propres ambitions politiques, pourtant soutenues par Donald Trump.

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