Les avions se vident, les caisses aussi. | Alev Takil via Unsplash
Les avions se vident, les caisses aussi. | Alev Takil via Unsplash

Pyjamas et vols en Antarctique: comment les compagnies aériennes tentent de survivre

Dans la tourmente, tout euro est bon à prendre.

Les temps sont durs pour les compagnies aériennes. L'Association internationale du transport aérien (IATA) prévoit qu'elles subiront au total 84 milliards de dollars [71 milliards d'euros] de pertes en 2020 et 16 milliards [13,5] l'année suivante en raison de la crise du Covid-19 et de l'effondrement du trafic passagers.

Pour faire rentrer tout de même un peu d'argent, certaines entreprises du secteur déploient des trésors d'imagination. Nous avions déjà relaté le cas des compagnies japonaises qui emmènent leurs client·es faire des ronds dans le ciel.

La compagnie australienne Qantas propose de son côté un survol de l'Antarctique, pour apercevoir le pôle Sud depuis le hublot: le voyage, qui dure entre douze et quatorze heures, coûte de 1.199 à 7.999 dollars australiens, soit entre 736 et 4.009 euros.

Produits dérivés et plateaux-repas

Alors que ses avions sont cloués au sol, Qantas s'est également lancée dans les produits dérivés. À l'instar d'un club de foot ou d'un hôtel de luxe, la compagnie propose à la vente les produits habituellement réservés à sa clientèle d'affaires, comme un pyjama au logo de la marque ou un petit kit de nuit contenant crème pour les mains, sachet de thé, biscuits au chocolat et amandes grillées.

Elle envisage aussi de vendre d'anciennes pièces détachées de ses Boeing 747 mis au rebut –une stratégie déjà à l'œuvre chez Lufthansa, qui commercialise des tables basses et autres étagères issues d'anciennes pièces recyclées d'Airbus A320.

Les nostalgiques des plateaux-repas aériens pourront se consoler en allant dîner à la cantine de Thai Airways à Bangkok. La compagnie thaïlandaise y accueille désormais dans sa cafétéria une clientèle non-voyageuse, qui peut déguster les petits plats habituellement servis aux passagèr·es.

Le décorum est à l'avenant: sièges d'avion en guise de chaises, hublots dessinés sur les fenêtres et service assuré par les membres d'équipage portant leur uniforme habituel.

Si toutefois vous préférez dîner dans votre salon, Air North propose de livrer ses menus directement chez vous. Vous pourrez ainsi profiter d'un cordon bleu de dinde mitonné aux carottes et petits légumes pour 9 dollars canadiens [5,77 euros] ou d'un cheesecake à la fraise à 12,99 dollars [8,33 euros].

La compagnie low cost AirAsia a de son côté lancé une plateforme de vente de fruits et légumes pour mettre en relation les agriculteurs et agricultrices avec les hôtels, restaurants ou supermarchés. L'idée étant de capitaliser sur son savoir-faire en matière de logistique.

Enfin, toujours dans la logique de rentabiliser les coûts fixes, Air New Zealand sous-loue ses bureaux d'Auckland à d'autres entreprises. Un quart de son immeuble de six étages serait ainsi à saisir, rapporte Bloomberg.

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