Étant donné les conditions de vie spécifiques, la sélection doit s'opérer avec minutie. | Nathan Anderson via Unsplash
Étant donné les conditions de vie spécifiques, la sélection doit s'opérer avec minutie. | Nathan Anderson via Unsplash

Quelle plante choisir pour jardiner dans l'espace?

Depuis que les cosmonautes soviétiques ont fait germer des graines de lin sur la station Saliout 1, les agences spatiales ont cherché le meilleur moyen de cultiver des semences.

À première vue, on n'imagine pas bien ce que viennent faire des plantes vertes dans un vaisseau spatial. Pourtant, d'après la Nasa, les végétaux ont des bienfaits non négligeables sur la psychologie des astronautes, grâce à leurs effets «relaxants et récréatifs».

Vite adoptées par l'équipage, les petites pousses se voient parfois affublées de surnoms affectueux, comme ce fut le cas des graines de lin de la station spatiale Saliout 1 ou de la baby courgette de la Station spatiale internationale (ISS) qui tint son propre journal de bord sous la plume de l'astronaute Donald Pettit.

Attention à ne pas se planter!

Étant donné les conditions de vie spécifiques, la sélection doit s'opérer avec minutie. «Le plus gros problème est celui de l'eau», rappelle Matt Romeyn, biologiste à la Nasa. Dans un contexte de microgravité, l'eau ne se comporte pas de la même manière que sur Terre où la gravité aide à la bonne hydratation des sols. Dans un vaisseau spatial, l'eau forme de grosses gouttes, sortes de sphères stagnantes, qui privent la plante d'oxygène quand elles ne conduisent pas à la formation de champignons. C'est en outre une denrée précieuse qui doit être utilisée avec parcimonie.

À bord de l'ISS, on a trouvé la parade en convertissant l'urine, la sueur ou l'haleine des astronautes en eau, laquelle servait ensuite à arroser les plantes. Ces dernières émettent à leur tour de la vapeur d'eau qui est ensuite condensée et réutilisée. Avec toutes ces données en tête, le choix d'une plante succulente, peu gourmande en eau, semble alors le plus judicieux. Celles-ci, comme l'Aloe vera, ont aussi l'avantage de prendre peu de place dans un vaisseau spatial où chaque centimère centimètre cube d'espace doit être optimisé.

Un milieu confiné et à haut risque

Un autre paramètre à prendre en compte est celui du temps. Les astronautes ne peuvent pas se permettre de troubler longtemps leurs activités pour s'adonner au jardinage. À cet égard, les philodendrons qui ne demandent pas beaucoup de soin sont aussi un choix intéressant.

Se pose également le problème de la lumière. Si elles sont moins capricieuses que les graines qui demandent des installations à base de led et des calculs très précis, les plantes vertes n'en ont pas moins besoin.

Enfin, on n'y pense jamais assez, mais en situation d'apesanteur le moindre objet peut devenir une menace. C'est le cas des grains de pollen et des pétales de fleurs qui risquent de boucher les filtres, d'éborgner un astronaute, de causer des problèmes respiratoires s'ils sont très fins ou encore de devenir des nids à microbes. Autant de raisons qui expliquent sûrement le faible que la Nasa a pour les Zinnias, espèce végétale qui ne perd pas ses pétales.

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