Jared Harris, formidable en Valeri Legasov dans la série Chernobyl. | HBO
Jared Harris, formidable en Valeri Legasov dans la série Chernobyl. | HBO

Le soleil fait à nouveau briller Tchernobyl

La production d'électricité a repris sur les lieux du drame, cette fois sans aucun risque.

En avril 1986 avait lieu dans la centrale de Tchernobyl (alors en URSS, aujourd'hui en Ukraine), l'accident nucléaire civil le plus dramatique de l'histoire. Conduisant à l'évacuation des populations riveraines, il a fait de Pripyat, la cité voisine, l'une des villes fantômes les plus célèbres du monde.

100 mégawatts

L'accident a également offert une matière sombre mais dense à l'extraordinaire série Chernobyl, diffusée sur HBO. L'occasion de revenir sur les mutations inattendues que connaît cet endroit maudit par l'atome depuis quelques années.

Alors qu'on estime la zone contaminée encore inhabitable pour les 24.000 années à venir, la production d'énergie vient ainsi de faire son grand retour à Tchernobyl.

Inaugurée en octobre dernier, une centrale solaire a été construite à quelques centaines de mètres seulement du réacteur 4 à l'origine de la catastrophe nucléaire. Cette centrale génère désormais de l'énergie grâce à l'installation de 3.800 panneaux photovoltaïques capables d'alimenter près de 2.000 logements.

Initiateurs de ce projet nommé «Solar Chernobyl», l'entreprise ukrainienne Rodina et l'allemand Enerparc AG prévoient d'atteindre une production de 100 mégawatts dès la fin de l'année.

Indépendance énergétique et tourisme noir

Certains voient, d'abord et surtout, une image symbolique en l'arrivée du solaire à Tchernobyl. Mais dans un contexte de tension permanente avec la Russie, l'Ukraine espère que cela lui permettra de contrer les fréquentes interruptions en livraison de gaz en provenance de son voisin. L'Ukraine, qui compte encore douze centrales nucléaires, fait désormais le pari du solaire et cherche à attirer des financements.

Le site de Tchernobyl n'a pas attendu l'implantation d'une usine solaire pour engranger de l'argent. Cela fait des années que la zone de la centrale sinistrée est un incontournable du tourisme noir et depuis la diffusion de Chernobyl par HBO, les visites ont, selon Euronews, d'ores et déjà augmenté de 40%.

D'après le journaliste d'Atlas Obscura Darmon Richter, qui s'y est rendu en février 2018, le lieu vaut le détour. L'architecture intérieure à l'esthétique très seventies où déambule le personnel en tenue spectrale, habillé de combis protectrices, donne l'impression «d'une centrale nucléaire imaginée par Wes Anderson où le casting sort tout droit d'Orange mécanique». Avis aux intéressé·es.

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