Chez Target les ventes ont été multipliées par trois ou quatre. | Mariage freddie via Unsplash. 
Chez Target les ventes ont été multipliées par trois ou quatre. | Mariage freddie via Unsplash

Pour vendre des livres pendant le confinement, il fallait aussi proposer du PQ

Pendant le confinement, le rayon lecture des grandes surfaces américaines a connu un succès sans précédent.

Au printemps, de nombreux États américains ont décrété un confinement partiel. La plupart des commerces ont fermé, mais les grandes surfaces comme Walmart, Target et Costco sont restées ouvertes. Et si leur clientèle a acheté du papier, ce n'était pas que pour s'essuyer les fesses.

Chez Target, les ventes de livres ont été multipliées par trois ou quatre. Dennis Abboud, patron de ReaderLink, un distributeur de livres en supermarché, évoque des volumes 34% plus élevés début avril.

«Avec le confinement en place, les gens cherchaient des choses à faire. Les cahiers d'exercices, les cahiers d'activités et le matériel de lecture en général ont connu une forte augmentation», explique-t-il.

Le phénomène s'est même produit dans les «hyper-pharmacies» –qu'on ne trouve pas en France– comme Rite Aid. Selon un porte-parole de la chaîne, les ventes de bouquins y sont en hausse depuis début mars, notamment ceux pour enfants. L'entreprise va d'ailleurs agrandir son rayon lecture dans quatre-vingts de ses 253 magasins.

Renforcement de position dominante

Les grandes surfaces américaines se sont aussi engouffrées dans la brèche ouverte par Amazon, qui a temporairement arrêté de livrer des livres et des jouets pour se focaliser sur les produits de première nécessité et les médicaments. Les chèques envoyé par le gouvernement fédéral aux foyers pendant la pandémie (stimulus checks) ont aussi accru le pouvoir d'achat.

«Walmart propose de nombreuses fictions commerciales, des livres [de développement personnel] et des livres pour enfants. Une grande partie de la sélection de Target est destinée aux lectrices. Costco vend de nombreux classiques, comme Le magicien d'Oz et des œuvres de Jane Austen, ainsi que des cahiers d'exercices pour enfants», détaille le New York Times.

Ce n'est pas non plus une révolution. Pour certains ouvrages grand public, les trois-quarts des ventes passaient déjà par les grandes surfaces. Chez Target ou Walmart, on pouvait facilement vendre 30.000 exemplaires d'un ouvrage à succès, et jusqu'à 100.000 chez Costco.

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