Mieux penser les outils numériques permettrait de se donner un peu plus d'air. | Holger Link via Unsplash
Mieux penser les outils numériques permettrait de se donner un peu plus d'air. | Holger Link via Unsplash

10 millions de tonnes de CO2 par an: YouTube pourrait beaucoup moins polluer

De simples décisions de design contribueraient à réduire les émissions des grandes plateformes du web.

Quelque 10 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent des émissions d'une ville de la taille de Glasgow: c'est la pollution engendrée tous les ans par la consommation mondiale de contenus sur YouTube, selon des chercheurs britanniques.

Évidemment, ce chiffre n'est pas celui que fournit la plateforme. Selon Chris Preist, Daniel Schien et Paul Shabajee, responsables de cette étude publiée le 4 mai, les géants du net ne communiquent généralement que sur l'empreinte carbone des data centers.

Ceux-ci ne sont pourtant que le premier maillon d'une chaîne qui mène jusqu'à nos ordinateurs ou nos mobiles, en passant par les tuyaux que sont les réseaux câblés ou aériens des fournisseurs d'accès à internet.

C'est en incluant chaque élément de cette chaîne et en réalisant une moyenne de la quantité de données transmises pour chaque vidéo –qui dépend notamment de la résolution ou de la connexion– que les trois scientifiques sont arrivés à ce résultat de 10 millions de tonnes de CO2.

Design durable

L'intérêt de cette somme abstraite est très concret: faire prendre conscience à toutes les parties de leurs responsabilités réelles, et essayer de les faire travailler en bonne intelligence pour réduire les émissions.

Entre alors en jeu ce que le chercheur Eli Blevis appelait dès 2007 le sustainable interaction design, une application des principes du développement durable au design des interfaces et à la réflexion sur les usages.

Un exemple donné par Preist concerne là encore YouTube, qui n'a été que le support de la démonstration plus générale de leur étude. Beaucoup de personnes utilisent la plateforme pour écouter de la musique, sans se soucier des images. Dans ce cas, la transmission de ces dernières constitue un «déchet numérique»; s'en débarrasser permettrait d'économiser l'émission de 500.000 tonnes de dioxyde de carbone, l'équivalent des rejets d'une ville de 30.000 âmes.

Les auteurs de l'étude ont expliqué à l'édition britannique de Wired que la BBC s'était montrée intéressée par leur travaux, tout comme le Guardian, et que YouTube les avait approchés. Au bout, peut-être, de réels changements et des exemples à suivre.

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