Ça fait peur? C'est le principe. | Kenneth Schipper Vera via Unsplash
Ça fait peur? C'est le principe. | Kenneth Schipper Vera via Unsplash

Pourquoi l'aéroport d'Amsterdam se lance dans l'élevage de cochons

Spoiler: pas pour leur apprendre à voler.

Après la gestion des avions et des magasins de duty free, l'aéroport de Schiphol à Amsterdam, l'un des plus fréquentés d'Europe, s'est trouvé une nouvelle activité: l'élevage de cochons.

Depuis fin septembre, dix-neufs porcs batifolent sur un terrain de deux hectares entre des pistes d'atterrissage, rapporte le Guardian. Objectif de cette expérimentation: éloigner les oiseaux des pistes, qui pourraient mettre en danger la sécurité des avions.

Le problème des oiseaux se cognant ou s'infiltrant dans les réacteurs est un véritable casse-tête pour les aéroports. En janvier 2021, un vol Paris-Brest a ainsi dû faire demi-tour en catastrophe à la suite d'un choc avec des oiseaux. C'est également après avoir aspiré un volatile lors de son décollage qu'un vol US Airways a dû amerrir en urgence dans la baie d'Hudson, en 2009.

À Schiphol, entre novembre 2018 et novembre 2019, 565 collisions avec des oiseaux ont été recensées. Face à ce fléau, de nombreuses méthodes d'effarouchement ont été testées: faucons, canons à gaz, petits haut-parleurs, herbicides, lasers ou cris d'animaux.

À Orly, par exemple, une brigade de onze «effaroucheurs» effectuent le travail de dissuasion. Opérant entre 6h et 23h30, ils utilisent divers moyens sonores, visuels ou pyrotechniques pour effrayer les oiseaux.

Quatre écrans ont par ailleurs été installés dans les zones critiques pour constituer des «couloirs de sécurité» au décollage des avions. Malheureusement, ces méthodes ne sont pas efficaces contre les plus gros oiseaux, comme les oies sauvages, pas aisément impressionnables.

Dans l'aéroport d'Amsterdam...

À Schiphol, la présence des cochons remplit deux objectifs. Non seulement ils constituent une menace directe pour les gros oiseaux, qu'ils tentent d'attraper, mais ils se nourrissent aussi des résidus de culture dont raffolent ces volatiles.

«Il y a ici une trentaine d'oies qui mangent les betteraves et constituent un danger pour les avions. Une fois que les porcs ont mangé la betterave, les oies restent à l'écart», indique Stan Gloudemans, copropriétaire d'une petite porcherie à proximité de l'aéroport et qui a prêté ses animaux au programme.

Après une période d'essai de deux mois, les résultats s'avèrent plutôt concluants. «Moins d'oies ont été repérées dans la zone de l'aéroport», assure Willemeike Koster, porte-parole de Royal Schiphol Group. Ces résultats seront bientôt confirmés par des observations radar et visuelles.

Une fois leur mission terminée, «les porcs seront emmenés à l'abattage et vendus aux consommateurs comme viande produite localement», conclut Josse Haarhuis, un autre agriculteur, sur RTL Nieuws. Du bon saucisson fumé aux vapeurs de kérosène?

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