Dans les pays en développement, le problème du sel est majeur. | Hikarinoshita Hikari via Unsplash
Dans les pays en développement, le problème du sel est majeur. | Hikarinoshita Hikari via Unsplash

Cultiver dans l'eau de mer pour nourrir la planète du futur

Réussir à faire pousser des plantes en masse dans l'eau salée serait une révolution pour l'agriculture.

Le constat est simple. D'un côté la production alimentaire doit être augmentée de 50% d'ici à 2050 pour répondre à l'augmentation prévue de la population, selon la FAO; de l'autre les terres arables diminuent un peu plus chaque année, laissant craindre de futures famines.

Au cours des quatre dernières décennies, le monde a en effet perdu près d'un tiers de ses terres arables à cause de la dégradation des sols, et 20% des surfaces de culture sont actuellement menacées par la salinisation, rapporte Le Temps.

Dans les pays en développement, le problème du sel est majeur. Le manque de pluie ne permet plus le lessivage naturel des sols et l'élévation du niveau de la mer entraîne l'augmentation du taux de sel des rivières qui irriguent les champs. Ces phénomènes, aggravés par le changement climatique, entraînent une diminution de la qualité des terres et des récoltes.

Pour répondre à ces difficultés majeures, quelques start-ups cherchent à redéfinir l'agriculture telle que nous la connaissons aujourd'hui, en passant des cultures sur terre à des fermes flottantes alimentées par l'eau de mer, rapporte Wired.

Ciseau génétique

L'une de ces start-up, Agrisea, travaille au développement de cultures tolérantes au sel en utilisant la technique d'édition des gènes Crispr.

La start-up canadienne isole dans un premier temps les cellules souches de cultures comme le riz, puis édite ses gènes en insérant une séquence d'ADN afin de rendre la plante tolérante à l'eau salée.

Les cellules souches sont ensuite cultivées afin de produire des graines inédites, possédant cette nouvelle spécificité. Ces dernières sont ensuite placées dans des fermes flottantes situées dans l'océan, explique le média américain.

Bien que le concept ne soit pas encore tout à fait au point –un brevet provisoire a été déposé en février–, les scientifiques souhaitent installer d'ici à la fin de l'année ces plants de riz dans des fermes flottantes au large des côtes kényanes –où l'eau est un tiers aussi salée que celle de l'océan.

D'autres sociétés ont des approches radicalement différentes, comme Seawater Solutions, qui préfère cultiver des plantes comestibles naturellement tolérantes au sel. La société écossaise immerge des terres agricoles côtières dégradées, et crée ainsi un marais salé artificiel où est cultivée, par exemple, de la salicorne.

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