Un écran diffuse des images du nouveau MacBook Pro, lors de son lancement à Cupertino le 27 octobre 2016. | Josh Edelston / AFP

Un écran diffuse des images du nouveau MacBook Pro, lors de son lancement à Cupertino le 27 octobre 2016. | Josh Edelston / AFP

Apple aurait vendu des MacBook Pro défectueux en connaissance de cause

C'est la deuxième affaire concernant ce modèle.

Sale temps pour Apple. Le 22 mars, un tribunal a certifié une action collective envers la firme de Cupertino au sujet de son clavier papillon, dont le design le rendait trop fragile à l'emploi.

Ce procès oppose Apple à toutes les personnes ayant acheté un produit doté de ce type de clavier dans les États de Californie, New York, Floride, Illinois, New Jersey, Washington et Michigan.

Mais ce n'était que le début des problèmes pour Apple, qui risque de rencontrer d'autres soucis avec le MacBook Pro sorti en 2016. Un juge de la cour de Californie du Nord vient d'estimer qu'Apple a vendu des ordinateurs aux câbles défectueux tout en les sachant défectueux.

Après avoir acheté leur MacBook Pro, quelques personnes s'étaient rendu compte qu'au bout d'un certain temps, une partie du bas de leur écran n'était plus rétroéclairée correctement. Surnommé «flexgate», le défaut empirait alors jusqu'à ce que l'écran lâche complètement.

Problème à 5 euros, solution à 600

Le problème provenait en fait du câble interne chargé d'alimenter l'écran, qui était trop court. Lorsque, dans le cadre d'une utilisation normale, l'écran était ouvert puis refermé, le câble se tendait au niveau de l'angle entre clavier et écran, et s'abîmait petit à petit. Résultat: une fois que ce câble à 5 euros ne fonctionnait plus, il fallait changer tout l'écran, ce qui coûte près de 600 euros.

Au lieu d'aider la clientèle à qui elle avait vendu des ordinateurs défectueux, ou même de reconnaître son erreur, Apple a préféré modifier discrètement les câbles fautifs en 2018 en les allongeant de deux millimètres dans les nouveaux appareils.

Ce n'est qu'en mai 2019, après une pétition signée par des dizaines de milliers de personnes et un écho dans la presse, qu'Apple a fini par offrir une réparation gratuite des ordinateurs endommagés.

Le juge Edward Davila a donc conclu que «les tests de pré-mise sur le marché combinés aux plaintes de clients suffisent à montrer qu'Apple avait connaissance de ce défaut présumé».

L'affaire n'est pas encore une action collective, mais pourrait bien le devenir. Le juge Davila a demandé aux neuf plaignants de soumettre une nouvelle plainte, informée par son jugement.

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