Test d'un BrahMos de première génération, lancé depuis un bombardier. Son successeur ira deux fois plus vite. | AFP PHOTO / Indian Air Force
Test d'un BrahMos de première génération, lancé depuis un bombardier. Son successeur ira deux fois plus vite. | AFP PHOTO / Indian Air Force

L'Inde aussi se lance dans les missiles hypersoniques

Dans un contexte de fortes tensions avec la Chine, elle a démontré sa maîtrise de la technologie le 7 septembre.

Le torchon brûle entre l'Inde et la Chine: les accrochages militaires se multiplient à leur frontière située dans l'Himalaya et l'expansionnisme maritime chinois menace l'océan Indien. New Delhi cherche donc à contrer les missiles balistiques antinavires de la marine chinoise, au moyen de missiles hypersoniques antinavires.

«L'augmentation de la vitesse, par rapport aux missiles actuels, peut se faire au détriment de la portée. Les missiles hypersoniques peuvent cependant avoir une portée utile et leur vitesse les rend extrêmement difficiles à contrer», explique Forbes.

La marine indienne est déjà équipée de missiles supersoniques –mais pas hypersoniques– BrahMos, qui volent à Mach 3, soit trois fois la vitesse du son. Ils utilisent un statoréacteur (ou ramjet) qui doit déjà atteindre la vitesse du son pour fonctionner –afin que l'air y pénètre– et nécessite pour cela un lanceur.

Les futurs missiles hypersoniques BrahMos-II seront deux fois plus rapides, atteignant Mach 6. Ils sont développés conjointement avec Moscou et semblent très proches des missiles russes 3M22 Zircon.

Nouvelle arme pour New Delhi

Les BrahMos-II utiliseront un superstatoréacteur (ou scramjet), qui est à la fois plus simple et plus puissant qu'un statoréacteur, mais nécessite une vitesse supérieure pour commencer à fonctionner. Le scramjet en question pourrait être le HSTDV (Hypersonic Technology Demonstrator Vehicle).

Ce «démonstrateur de technologie hypersonique à superstatoréacteur» est développé par l'agence d'armement indienne, la DRDO. Lundi 7 septembre, lancé par un missile classique, le HSTDV a effectué un vol de démonstration hypersonique de vingt secondes, à la vitesse de deux kilomètres par seconde.

«Bien que la Chine ne possède pas de missile antinavire hypersonique, elle dispose [de nombreux] projets d'armes sophistiquées. Beaucoup de ses navires de guerre sont équipés de missiles antinavires. [...] Ils sont complétés par des missiles balistiques antinavires qui présentent leurs propres défis en matière de défense», rappelle Forbes.

Selon le site spécialisé Méta-Défense.fr, la démonstration réussie du HSTDV ouvre les portes du vol hypersonique à l'ensemble de l'industrie aéronautique indienne, militaire comme civile.

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