Une meute de gros insectes métalliques pourrait venir à bout d'à peu près toutes les défenses actuelles. | Thomas Ybh via Youtube
Une meute de gros insectes métalliques pourrait venir à bout d'à peu près toutes les défenses actuelles. | Thomas Ybh via Youtube

La Chine dévoile un canon à drones kamikazes

Les attaques par essaim seraient capables de déjouer les meilleurs systèmes de défense antimissile.

À l'opposé des drones high-tech à plusieurs centaines de millions d'euros développés par toutes les armées du monde, la Chine vient de dévoiler un concept de drones suicides low cost, envoyés depuis un camion ou largués par hélicoptère.

Un essaim de quarante-huit drones contenant une dose d'explosif peut ainsi être déployé en quelques minutes pour fondre sur une cible. Dans la vidéo diffusée par l'Académie chinoise d'électronique et d'information technologique (CAEIT), on peut voir les drones éjectés un à un depuis l'arrière d'un véhicule modifié, puis déployer leurs ailes une fois en vol.

Un concept similaire au Switchblade américain, une sorte de missile télécommandé à ailettes pliables tiré depuis un canon, ou au Coyote, un drone suicide du fabriquant Raytheon.

Ce type «d'attaque en essaim» est particulièrement difficile à déjouer, souligne le site The Drive. Les essaims sont capables d'aveugler et de submerger les meilleurs systèmes de défense aérienne à courte portée, assure le site.

Même en tentant d'éliminer les drones un par un, ils seront toujours suffisamment nombreux pour mener à bien leur mission suicide. «Le simple fait de savoir qu'une telle attaque est possible serait psychologiquement stressant et démoralisant pour les troupes sur le terrain», écrit The Drive, qui ajoute qu'il n'existe encore aucune réelle parade, les lasers ou autres modes d'interception étant encore trop limités.

La seule solution, selon le site, serait de disposer de son propre essaim de drones de contre-attaque. «Cela se traduirait par des dizaines, voire des centaines de mini-combats de drones kamikazes dans le ciel, une lutte à mort entre des petits robots volants.»

Meutes du ciel

La tactique est aussi employée comme leurre afin de saturer les radars des systèmes de défense. Début octobre, le groupe italien Leonardo a ainsi indiqué avoir simulé une opération de guerre électronique «massive» avec un essaim de drones, dans le cadre d'une expérimentation conduite par le Rapid Capabilities Office (RCO) de la Royal Air Force (RAF), rapporte le site zone militaire.

Les drones, équipés d'un système de brouillage, auraient la capacité de saturer les radars adverses et ainsi d'éloigner le risque d'un tir de missiles sol-air contre une formation de chasseurs-bombardiers.

Le danger ne se cantonne pas à la guerre militaire. Des tels essaims de drones low cost pourraient être employés par des terroristes pour viser des sites sensibles ou des personnes.

En septembre 2019, de telles meutes de petits appareils volants ont ainsi été surpris en train de survoler la centrale nucléaire de Palo Verde, la plus puissante des États-Unis, située à quelques dizaines de kilomètres de Phœnix dans l'Arizona.

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN), de son côté, estime que la résistance des centrales est largement suffisante pour supporter la chute d'un appareil de petite taille. Mais qu'en serait-il pour des dizaines de drones remplis d'explosifs?

En ce moment

Avec le Covid-19, le Black Friday est devenu un jour comme un autre

Biz

Avec le Covid-19, le Black Friday est devenu un jour comme un autre

Aux États-Unis, les promotions de fin novembre sont bien moins agitées que d'habitude.

Acheter une carte graphique dernière génération? Mission impossible!

Tech

Acheter une carte graphique dernière génération? Mission impossible!

Les magasins sont pris d'assaut à cause d'une pénurie.

La guerre des lobbies du «low carb»

Biz

La guerre des lobbies du «low carb»

Les partisans des régimes pauvres en glucides tentent d'influencer les normes nutritionnelles qui doivent être revues prochainement.