L'avion An-225, à l'aéroport de Hostomel, près de Kiev, le 8 avril 2022. Pas de doute, il est cassé. | Genya Savilov / AFP
L'avion An-225, à l'aéroport de Hostomel, près de Kiev, le 8 avril 2022. Pas de doute, il est cassé. | Genya Savilov / AFP

Le mythique An-225 Mriya, plus gros avion cargo du monde, pourrait bientôt renaître

Richard Branson semble vouloir faire revoler le monstre.

Sa destruction ne constituait à l'évidence qu'un événement secondaire par rapport aux drames humains du début de la guerre en Ukraine. Les amateurs d'avions très spéciaux ont pourtant versé quelques chaudes larmes en apprenant la destruction de l'Antonov An-225 Mriya, posté dans l'aéroport de Hostomel, près de Kiev, où une bataille féroce, perdue par la Russie, a peut-être décidé du destin de l'Ukraine.

Car l'Antonov, surnommé «Mriya» («rêve» français), n'était pas n'importe quel avion: certes moins fameux que le Beluga d'Airbus au profil si particulier, l'An-225 était un appareil unique au monde et faisait la fierté de l'Ukraine.

Conçu dans les années 1980, avant la chute de l'Union soviétique, animé par six turboréacteurs, d'une envergure de 88 mètres et d'une longueur de 84 mètres, pesant 285 tonnes à vide mais capable de transporter un total colossal de 640 tonnes, il était le plus gros et sans doute le plus impressionnant des avions cargos du monde.

«La Russie a peut-être détruit notre “Mriya”, mais elle ne sera jamais capable de détruire notre rêve d'un État européen fort, libre et démocratique. Nous vaincrons!», tweetait, fin février, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

Les conséquences de la destruction de l'An-225 ne sont pas uniquement symboliques. Utilisé pour le transport de matériels militaires, notamment pour le compte des armées françaises, pour des missions d'aide humanitaire, dans l'industrie aérospatiale –l'avion aurait dû porter la navette spatiale soviétique Bourane–, ou, plus récemment, lors de la crise du Covid-19, l'aéronef était d'une réelle utilité dans l'industrie du transport de lourdes charges.

Rêve brisé

À l'époque, les autorités ukrainiennes évaluaient à 3 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros) le coût de la reconstruction potentielle du Mriya, qu'elles pensaient pouvoir refaire voler en cinq petites années.

Mais mis à part un vague projet de crowdfunding, la possible complétion d'un second exemplaire par la Turquie et des fonds promis par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, rien de très concret n'avait jusqu'ici été avancé.

À en croire Business Insider et, surtout, des autorités locales très enthousiastes, un récent visiteur de l'aéroport de Hostomel pourrait néanmoins accélérer quelque peu les choses et aider l'An-225 à retrouver d'abord sa forme, ensuite les cieux.

Notamment patron de Virgin Atlantic et de Virgin Galactic, le milliardaire britannique Richard Branson aurait exprimé un intérêt dans cette renaissance. L'appui de cette homme, passionné de toujours d'aéronautique et disposant d'une confortable fortune, serait sans doute le bienvenu.

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