Un drôle d'oiseau. | Boeing via NASA
Un drôle d'oiseau. | Boeing via NASA

La «Transonic Truss-Braced Wing», l'aile révolutionnaire de Boeing et de la NASA

Trente pour cent d'émissions en moins pour les monocouloirs du futur.

La NASA, dont les efforts ne concernent pas que le lointain espace mais aussi nos cieux bien terrestres, a annoncé un partenariat majeur avec Boeing pour concevoir l'avion monocouloir du futur, un projet nommé Sustainable Flight Demonstrator (SFD).

Les promesses sont grandes et le timing serré: les deux firmes jurent que le concept qu'ils ont imaginé pourrait à lui seul permettre de réduire la consommation de kérosène et les émissions de gaz à effet de serre des aéronefs de 30%. Un premier prototype pourrait s'envoler avant la fin de la décennie, pour être mis sur le marché dans la décennie suivante –pour mémoire, le secteur aéronautique a promis la neutralité carbone pour 2050.

Le Sustainable Flight Demonstrator base sa petite révolution, qui nécessitera néanmoins d'être confirmée dans les faits et en conditions réelles, sur un concept d'aile nommé «Transonic Truss-Braced Wing». Comme l'explique Interesting Engineering, celle-ci est un appendice plus long et fin que ceux des appareils actuels, mais il est stabilisé par des toises rattachées, en biais, au fuselage.

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L'agence américaine et le constructeur visent spécifiquement le segment des avions monocouloirs, car il est celui qui contribue le plus aux émissions globales de l'aviation. La demande pour ces appareils devraient, selon Boeing, augmenter de 40.000 exemplaires entre 2035 et 2040.

«Nous sommes honorés de poursuivre notre partenariat avec la NASA et de travailler sur le prototype d'une technologie qui améliore significativement les performances aérodynamiques, permettant une baisse substantielle de la consommation de carburant et des émission», affirme Todd Citron, patron de la technologie chez Boeing.

«La Transonic Truss-Braced Wing est le genre de concept révolutionnaire et d'investissement dont nous avons besoin pour atteindre nos objectifs, complète Robert Pearce, de la NASA. Surtout, la route de ces technologies sur lesquelles nous travaillons pour équiper la prochaine génération d'appareils monocouloirs est claire et viable, bénéficiant ainsi à quiconque utilise les transports aéronautiques.»

La NASA s'est engagée dans le projet à hauteur de 425 millions de dollars (390 millions d'euros), contre 725 millions de dollars pour Boeing. Mais la paire n'est bien sûre pas la seule à travailler sur les avions plus «verts», s'il est possible qu'ils soient tout à fait «verts», du futur. Le constructeur Airbus est lui aussi engagé dans des recherches tous azimuts: des ailes adaptatives elles aussi présentées comme révolutionnaires, des avions carburant à l'hydrogène ou encore d'autres volant grâce à un carburant dit «durable».

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