Ceci n'est pas un montage mais bien une formation. | Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
Ceci n'est pas un montage mais bien une formation. | Kirill KUDRYAVTSEV / AFP

Sukhoï travaillerait sur un concurrent abordable du F-35

Petit, furtif, rapide, ultra-manœuvrable et, surtout, peu coûteux.

Le monde ne manque décidément pas de nouveaux candidats à la supériorité aérienne. Multiples projets américains, dont le très secret NGAD, projet SCAF européen qui retrouve quelques couleurs, rutilant J-20 chinois, KF-21 coréen, massif Su-57 russe, incertain Tempest britannique: en espérant néanmoins que nulle guerre ne les pousse à prendre les airs, les cieux devraient se peupler ces prochaines années de nombreux nouveaux engins.

À en croire la presse russe, il faudra peut-être ajouter un nouveau chasseur à ces nouvelles générations. Selon le média d'État RIA Novosti, le vieux maître local de l'aéronautique Sukhoï, dont la prochaine fusion avec MiG se précise, serait en train de plancher sur un nouvel appareil de cinquième génération, dont les caractéristiques pourraient en faire un rude concurrent au F-35 américain.

Comme le note Popular Mechanics, qui reprend l'information, sa source impose de la prendre avec les pincettes d'usage: en Russie, comme en Occident, médias ou instances politiques ont compris que des annonces fracassantes au destin de vaporware –de produit fantôme– n'étaient pas dénuées de pouvoir en termes géopolitiques.

Voici pourtant ce qu'il ressort des «indiscrétions» de RIA Novosti. Ce nouvel appareil serait un complément au Su-57, un gros pépère conçu pour avaler les longues distances d'un pays-continent. Ce serait donc un aéronef monomoteur de taille réduite, proche du bon vieux F-16, capable de dépasser Mach 2, soit deux fois la vitesse du son.

Inonder le marché

Comme –notamment– le Su-35S visible dans la vidéo ci-dessous, il serait doté de capacité de super-manœuvrabilité, grâce à la poussée vectorielle permise par des tuyères orientables et, sinon d'une furtivité complète, d'une signature radar réduite.

Le média ajoute, la précision est de taille, que l'appareil encore sans nom pourrait être piloté par un humain –ou être opéré à distance ou par une intelligence artificielle, prochain nerf de la guerre aérienne.

Comme le note un spécialiste en aéronautique sur Twitter, qui s'amuse à baser son analyse sur les quelques centimètres flous d'une maquette aperçue sur le bureau du vice-premier ministre russe Iouri Borissov, il serait très logique qu'un tel engin soit en cours de conception.

Le nouveau Su-57, comme les autres avions plus anciens mais tout aussi massifs de la flotte russe, auront besoin d'un plus petit compagnon, dont l'agilité en dogfight, en combat de près, pourrait s'avérer précieuse.

Surtout, il est dans l'intérêt national russe de créer un appareil peu coûteux, une vieille spécialité du pays, que le pays pourrait plus simplement refourguer à nombre d'armées aériennes de nations amies ou alliées.

Exactement comme le font les États-Unis avec l'horriblement dispendieux F-35, dont la qualité intrinsèque est si largement contestée que le Pentagone songe, lui aussi, à lancer un nouveau petit frère au F-16.

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