À l'endroit comme à l'envers, le Su-57 est un engin impressionnant. | Alexander Nemenov / AFP

À l'endroit comme à l'envers, le Su-57 est un engin impressionnant. | Alexander Nemenov / AFP

Avec le Su-57, l'aviation russe met un pied dans le futur

Dans son cockpit, l'humain n'est (presque) qu'un simple copilote.

C'est fait: l'armée de l'air russe vient de recevoir son tout premier Soukhoï Su-57. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la version définitive de cet avion de combat est terrifiante, ou du moins présentée à dessein comme tel: l'aéronef est, nous dit-on, un véritable monstre de technologie, digne des vaisseaux de science-fiction.

Sa fiche technique suffit pour se faire une idée de la bête. L'aéronef de combat aux deux turboréacteurs est capable de voler à plus de 2.600 kilomètres par heure, est capable d'une vitesse ascensionnelle de 21.000 mètres par minute et d'un rayon d'action de 1.750 kilomètres.

Mieux encore, le chasseur cinquième génération de Moscou peut se déplacer furtivement, à l'abri des radars: comme ses rivaux américains (F-22, F-35) ou chinois (J-20), le matériau composite dont il est revêtu le rend en effet quasiment invisible pour les détecteurs ennemis.

Être rapide et discret, c'est bien, mais encore faut-il assurer derrière niveau bagarre. Là, également, le Su-57 est un vrai couteau suisse, capable de toucher des cibles dans les airs, au sol et sur mer et d'être équipé du missile hypersonique Kinjal. L'armée de l'air russe a déjà passé une commande de 76 de ces avions, qui pourrait très vite trouver sa place dans d'autres armées aériennes dans le monde.

Pilote surprise

Petite devinette. Bien que cet aéronef de combat soit un monoplace, il y a deux pilotes dans l'avion. Comment est-ce possible? Non, les deux aviateurs ou aviatrices ne sont pas empilées l'un sur l'autre: le second pilote est en fait une intelligence artificielle, un ordinateur doté d'un système de pilotage numérique connecté.

C'est l'un des atouts phares du Su-57: son cockpit est automatisé afin que le ou la pilote puisse ne se concentrer que sur sa mission. S'il lui est bien sûr possible (et sans doute souhaitable) de reprendre la main quand il le faut, l'humain prend ainsi en charge le décollage et l'atterrissage mais peut ensuite se transformer en simple copilote de la machine, ajoute BMF.

Sur le papier, l'avion de chasse russe Su-57 de cinquième génération apparaît donc comme un adversaire redoutable. Au point, peut-être, de faire de l'ombre à son rival américain, le F-35.

En face à face, pas de doute: le Su-57 russe terrassera l'avion américain. C'est du moins ce qu'assure Magomed Tolboyev, ex-pilote d'essai –on n'en attendait pas moins de la part d'un ancien aviateur de l'ère soviétique, mais on espère néanmoins ne jamais avoir à savoir lequel des deux avions est le plus fort.

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