Deux J-20 qui font un J-40? | emperornie via Wikimedia Commons
Deux J-20 qui font un J-40? | emperornie via Wikimedia Commons

Le J-20 furtif chinois ne fait pas (encore) peur aux États-Unis

Ses missiles, en revanche...

Cela fait déjà quelques années –dix pour être précis– que le Chengdu J-20 chinois fait parler de lui. Réponse aux F-22 ou F-35 américains, entré officiellement en service en 2017, le bimoteur est un chasseur furtif de cinquième génération a priori hautement capable, et le meilleur témoin des récentes avancées à bonds de géant de l'industrie de l'armement de l'empire du Milieu.

Alors que les tensions dans le Pacifique croissent mois après mois, le «Mighty Dragon» donne-t-il des sueurs froides au grand rival américain? À en croire les généraux Charles Q. Brown, chef d'état-major de l'U.S. Air Force, et Kenneth Wilsbach, patron de l'aviation américaine dans le Pacifique, non.

«Il n'y a pas vraiment de quoi perdre le sommeil», a ainsi confié Wilsbach à divers médias, dont The War Zone, lors d'une conférence spécialisée tenue mi-septembre. «Bien sûr, nous les observons de près et voyons comment ils s'en servent et ce qu'ils valent», a-t-il ajouté.

En connaissance de cause: il y a quelques mois, les États-Unis annonçaient que des F-35 avaient connu un contact rapproché avec des J-20 chinois en mer de Chine orientale. Wilsbach déclarait à l'époque que cette proximité avait permis à l'Air Force d'apprendre deux ou trois choses sur le chasseur flambant neuf de Pékin, et d'être «relativement impressionnée» par ce qui avait été analysé.

Dragon fortiche

La compréhension du «Mighty Dragon» reste néanmoins limitée: Kenneth Wilsbach expliquait alors que ses services essayaient toujours de comprendre quelles étaient les missions exactes dévolues au J-20, celles d'un pur chasseur comme le F-22 ou celles, plus variées, d'un F-35 multirôle.

Une chose était en revanche affirmée par le gradé américain: il avait été très impressionné par la manière dont les J-20 rencontrés avaient été opérés à distance par un KJ-500, avion d'alerte et de contrôle aérien chinois.

Wilsbach notait aussi que ces mêmes KJ-500 jouaient un rôle majeur dans la conduite des missiles à longue portée –le PL-15 notamment– que le J-20 peut emporter et tirer. Or, c'est précisément dans ce domaine que les États-Unis se disent les plus inquiets des progrès chinois, constants et visibles.

Ainsi que le note The War Zone, si Brown et Wilsbach ne se disent pas particulièrement alarmés par les capacités du J-20, c'est parce qu'ils savent que, de leur côté, les États-Unis travaillent à moderniser leur propre flotte de F-35 et de F-22 afin de maintenir leur supériorité aérienne. De futurs projets, comme le Next Generation Air Dominance (NGAD), sont également en route pour éviter de se faire dépasser par la Chine.

Cette dernière a par ailleurs annoncé de nouveaux camarades potentiels pour le J-20: sa version double pourrait être accompagnée d'essaims de drones, dont elle constituerait le redoutable chef d'orchestre, une capacité sur laquelle planche activement Lockheed Martin pour l'U.S. Air Force.

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