Les premiers colons devront collaborer afin d'engranger les ressources nécessaires à leur survie. | Juli Kosolapova via Unsplash
Les premiers colons devront collaborer afin d'engranger les ressources nécessaires à leur survie. | Juli Kosolapova via Unsplash

Combien d'astronautes faut-il pour coloniser Mars?

Un chercheur a modélisé une équation pour équilibrer les besoins en individus en fonction du partage des tâches.

Les obstacles sont encore innombrables mais l'être humain songe déjà à s'implanter sur Mars –c'est même l'objectif ultime d'Elon Musk. Combien d'individus seraient nécessaires pour mener à bien cette vaste entreprise et pour assurer la viabilité d'une première colonie sur la planète rouge?

Beaucoup moins que ce que l'on pourrait penser instinctivement, selon Jean-Marc Salotti, de l'Institut polytechnique de Bordeaux. Publiant ses résultats dans la revue ouverte Scientific Reports de Nature, le chercheur a établi à 110 le nombre d'êtres humains nécessaires pour poser leurs premières valises sur la planète, avant l'arrivée éventuelle d'autres fusées.

Pour définir ce chiffre, Jean-Marc Salotti a bâti un savant modèle dont les paramètres incluent notamment la quantité de ressources disponibles sur place, la facilité qu'auront les astronautes à les exploiter ainsi que les besoins et la capacité de production.

Partage des tâches

Le Français inclut à son modèle un paramètre vital pour toute entreprise d'une telle nature: la capacité des colons à collaborer en vue d'un but commun. Construire un habitat ou exploiter les ressources in situ ne peut s'envisager, une fois le cargo terrestre épuisé, que de manière collective –sous peine d'assigner à chaque individu l'intégralité des tâches liées à sa survie.

Une population plus importante impose des besoins plus grands mais permet en parallèle un partage des tâches plus viable entre des individus plus spécialisés: c'est ce point d'équilibre que Salotti a souhaité résoudre mathématiquement. «Le facteur de partage dépend des besoins, des procédés, des ressources et des conditions environnementales, qui peuvent différer selon la planète», note le chercheur.

Salotti ne pose bien sûr pas son équation comme un absolu mathématique de la colonisation spatiale. «Cette méthode permet des comparaisons simples, ouvrant le débat sur la meilleure stratégie de survie et le meilleur endroit pour y réussir», écrit-il ainsi.

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