Les États-Unis ont effectué plus de 1.000 essais nucléaires. | Science in HD via Unsplash
Les États-Unis ont effectué plus de 1.000 essais nucléaires. | Science in HD via Unsplash

Les essais nucléaires continuent, sous une autre forme

Tout se passe désormais en laboratoire lors de simulations à petite échelle.

Des essais nucléaires, autrement dit l'explosion d'une bombe nucléaire à des fins expérimentales, il y en a eu de toutes les sortes: dans la mer, dans le ciel, sous terre, dans l'espace et même effectués depuis un ballon ou lancés sur des roquettes.

Longtemps critiqués pour les problèmes écologiques et sanitaires qu'ils engendraient, ces essais ont été progressivement restreints par une série de traités internationaux, avant d'être définitivement abandonnés par de nombreux pays en 1996 avec la signature du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) –que les États-Unis et la Chine, entre autres, n'ont pas ratifié.

Aujourd'hui, les essais nucléaires ont changé, mais ils ne se sont jamais vraiment arrêtés, explique Wired. C'est notamment le cas aux États-Unis qui, après avoir effectué plus de 1.000 tests, ont créé un important programme de simulation de ces essais au Lawrence Livermore National Laboratory, un laboratoire situé dans l'État de Californie.

Au cœur de ce complexe se trouve le National Ignition Facility, le laser le plus puissant du monde, capable de recréer les conditions des explosions nucléaires. L'objectif de toute cette technologie est simple: s'affranchir des tests grandeur nature et ainsi continuer de développer l'arsenal nucléaire existant.

Fusion nucléaire et études scientifiques

Grâce à cet important attirail, les scientifiques du laboratoire californien peuvent simuler et étudier plusieurs phénomènes.

Tout d'abord, les physiciens s'intéressent à la façon dont les différents matériaux utilisés pour fabriquer une bombe réagissent lors d'une explosion nucléaire. Pour ce faire, ils canalisent l'énergie de 192 faisceaux laser vers un même matériau ciblé puis observent comment les rayons X interagissent avec ce dernier. À partir des résultats obtenus, les scientifiques sont en mesure d'améliorer la sécurité des armes nucléaires présentes et à venir.

Les scientifiques peuvent aussi analyser étape par étape les réactions atomiques afin de récolter des données qui serviront à enrichir les prévisions de simulations d'armes nucléaires établies par le supercalculateur Sierra de Livermore. Ce dernier, ajoute le média américain, est le troisième supercalculateur le plus rapide au monde.

Enfin, ces installations sont également utilisées pour étudier des phénomènes autres qu'à des fins militaires. En créant des conditions qui n'existent nulle part ailleurs sur terre, chercheurs et chercheuses sont par exemple en mesure de mieux comprendre l'évolution des planètes et le fonctionnement du Soleil, et donc de contribuer aux recherches actuelles sur la fusion nucléaire, graal de l'énergie propre.

Les États-Unis ne sont pas les seuls à disposer de cette capacité de simulation. La France est dotée d'installations similaires avec son Laser Mégajoule (LMJ). Ce dernier fait partie du programme Simulation, qui doit assurer la pérennité de la dissuasion nucléaire du pays.

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