Et boum! | SpaceX via Unsplash
Et boum! | SpaceX via Unsplash

La Chine travaille au sabotage furtif des satellites ennemis

Mauvaise nouvelle pour quiconque dépend des machines orbitales.

Nous rapportions en août dernier comment le Pentagone avouait avoir «misérablement échoué» lors d'une guerre simulée contre la Chine. L'un des enseignements de ce jeu de guerre était que l'armée américaine était de plus en plus dépendante de sa technologie, ce qui faisait peser d'incommensurables risques sur sa stratégie globale si d'éventuels rivaux apprenaient à bloquer les rouages de cette immense logistique électronique.

Une partie des guerres du futur, peut-être leur entame, pourrait se dérouler dans l'espace. Nombre de nations travaillent ainsi très activement sur des moyens actifs d'abattre des satellites ennemis depuis le sol ou depuis l'orbite terrestre: sans ces engins, une armée peut très vite devenir partiellement aveugle, muette, sans repère, désorganisée, ce qui compliquera nécessairement la suite de ses opérations.

Le Pentagone, comme toute nation considérant la Chine comme une menace, peut multiplier les sueurs froides. Quelques jours après la réussite (qu'elle nie) du test orbital d'un missile hypersonique à capacité nucléaire, et alors que les États-Unis échouaient à la même tâche, le South China Morning Post rapporte ainsi une nouvelle peu rassurante pour les ennemis de l'empire du Milieu.

Discret sabotage

Des scientifiques et ingénieurs militaires ont ainsi présenté, dans Electronic Technology & Software Engineering, une solution pour saboter furtivement n'importe quel satellite, avant, d'éventuellement, le faire exploser sur commande.

La chose est ainsi une petite bombe capable d'aller se loger dans les échappements des propulseurs (appelés des «tuyères de Laval») utilisés par une majorité des satellites orbitant autour de la terre. Elle peut, explique le quotidien, y rester aussi longtemps que nécessaire sans être détectée, et provoquer à la demande une petite explosion potentiellement fatale pour les systèmes internes de la machine.

Bien calculée, ladite explosion peut passer, pour l'opérateur de la machine visée, pour le résultat d'un dysfonctionnement interne. Surtout, toujours selon les scientifiques, la discrète petite bombe peut «tuer» un satellite sans créer de débris, ce que cherche semble-t-il le pays, après le test désastreux d'un missile anti-satellite en 2007.

Si le thème de la menace chinoise est récurrent dans cette période de tensions, une «China threat theory» est vertement condamnée par le PCC, d'autres technologies inquiètent les États-Unis. C'est notamment le cas du Shijian-17, un satellite doté de bras robotiques que le Pentagone soupçonne de pouvoir subtiliser ses propres petits engins spatiaux.

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