Le vol spatial habité pour les nuls. | Hello I'm Nick via Unsplash
Le vol spatial habité pour les nuls. | Hello I'm Nick via Unsplash

Copenhagen Suborbitals, les lanceurs de fusées amateurs qui visent le vol habité

Comme SpaceX, mais en fait maison.

Au Danemark, une cinquantaine de passionnés bénévoles a décidé de concurrencer la NASA et SpaceX. Leur point vue: pourquoi attendre d'avoir dix chiffres sur son compte en banque pour rêver d'outre-espace? Fondée en 2008, Copenhagen Suborbitals veut révolutionner le monde de l'aérospatiale en permettant à des passionnés de fabriquer leurs propres vaisseaux.

En quinze ans, la structure a déjà parcouru beaucoup de chemin. Ses membres ont construit et piloté sept fusées et capsules spatiales artisanales. Leur mission la plus remarquable date d'août 2018, lorsqu'ils ont réussi à propulser leur fusée Nexø II à une hauteur de 6.500 mètres, mais surtout –un exploit de taille– à la faire redescendre au sol en une seul morceau.

Leur but ultime: faire franchir à un humain la ligne de Kármán, frontière officielle entre l'atmosphère terrestre et son au-delà située à 100 kilomètres au-dessus du plancher des vaches.

Pour arriver jusqu'à cette altitude, il est prévu de faire voler une capsule spatiale avec un ou une astronaute pendant une durée de quinze minutes, avec un retour prévu en mer grâce à un parachute.

Afin de faire face aux difficultés liées à l'obtention d'autorisation de lancement depuis le sol, Copenhagen Suborbitals est la seule organisation spatiale à lancer des fusées depuis un bateau, dans les eaux internationales.

L'espace en crowdfunding

Pour documenter leurs aventures, ce groupe hétéroclite d'amateurs, réuni par leur amour de la fusée, poste des dizaines de vidéos sur leur chaîne Youtube.

On peut par exemple y apprendre comment réaliser pas-à-pas un parachute ou faire fonctionner un échangeur de chaleur. Et pour les moins scientifiques d'entre nous, pas de panique: vous pouvez en prendre plein les mirettes avec leurs vidéos de lancements.

Contraints par un budget relativement restreint par rapport à l'ampleur de la tâche, ils compensent leur manque de financements par leur inventivité et leur passion.

«Nous devons être créatifs dans ce que nous achetons et comment nous utilisons ce que nous achetons, explique à Futurism Mads Stenfatt, l'un des rocket scientists amateurs. Par exemple, le prototype de siège d'astronaute est fait à partir des chutes du matériel utilisé pour notre mécanisme de surélévation.» Chaque année, leur organisation à but non lucratif récolte près de 100.000 dollars par an via de généreux donateurs.

Déterminés, ils espèrent faire du Danemark la quatrième nation à envoyer une personne dans l'espace, et ce d'ici dix ans. Ce n'est donc pas demain la veille que tout le monde pourra fabriquer sa fusée personnelle dans son garage. Mais après-demain, tout au plus.

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