Le satellite de la Terre attise de nombreux appétits –pas seulement scientifiques. | Alexandre Godreau via Unsplash
Le satellite de la Terre attise de nombreux appétits –pas seulement scientifiques. | Alexandre Godreau via Unsplash

Miner la lune, ça ne leur fait pas peur

Les ressources naturelles de ce satellite pourraient en théorie résoudre nos problèmes énergétiques: de plus en plus de firmes se penchent sur la question.

L'entreprise californienne OffWorld s'est fixé un objectif, et pas des moindres: celui de rendre possible «l'expansion humaine au-delà de notre planète». Pour ce faire, elle s'est déjà attelée au développement d'une étape cruciale, l'exploitation minière du sol lunaire grâce à une flotte de robots autonomisés.

Mobilisant une (petite) équipe de vingt-six personnes, OffWorld n'est pas la seule entité à vouloir se lancer à l'assaut de notre satellite. Les projets d'exploitation minière lunaire ont en effet le vent en poupe, même si subsistent de nombreux doutes sur leur faisabilité.

Scientifiques et entrepreneurs ne sont ainsi pas en mesure de s'accorder sur la nature, l'utilité et le prix commercial des ressources lunaires. Si les trois matériaux les plus propices à l'extraction sont l'eau (qui peut être convertie en carburant, pour d'éventuels décollages lunaires d'engins fabriqués sur place), l'Helium-3 et les terres rares, la Nasa estime de son côté que l'aventure ne relève pour l'heure que de la simple hypothèse.

Ruée vers l'«or» lunaire

«La lune est notre huitième continent», estime MoonExpress, autre entreprise créée en 2010. L'un de ses dirigeants l'affirme: «Tout comme la Terre, la Lune regorge de ressources exploitables et celles-ci, se trouvant en majeure partie proches de sa surface, sont relativement accessibles.»

Être le premier à s'en emparer sera un atout de taille, c'est pourquoi la bataille fait rage. Avec plus de 65 millions de dollars d'investissement et le soutien d'une figure telle que Peter Thiel, cofondateur de Paypal, MoonExpress espère mener la course en tête.

Mais elle est talonnée par les Japonais de chez Ispace, les start-ups Planetary Ressources et Deep Space Industries, davantage tournées vers l'extraction minière d'astéroïdes. Le challenger le plus sérieux reste, sans aucun doute, le géant Blue Origin, l'entreprise de Jeff Bezos dédiée au domaine spatial.

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