Serena Auñón-Chancellor lors de son retour sur Terre, après six mois de mission orbitale. | Bill Ingalls / NASA / AFP
Serena Auñón-Chancellor lors de son retour sur Terre, après six mois de mission orbitale. | Bill Ingalls / NASA / AFP

Roscosmos menace une astronaute de la NASA de poursuites pour un trou dans l'ISS

Un Cluedo orbital et de sales rumeurs.

L'histoire est des plus embarrassantes pour les deux agences spatiales nationales russes et américaines qui, malgré les grandes tensions, d'inquiétants couacs techniques et des menaces de divorce, continuent à travailler main dans la main dans les destinées orbitales actuelles de la Station spatiale internationale.

Ars Technica rapporte ainsi que Roscosmos pourrait chercher à poursuivre une astronaute de la NASA pour une étrange affaire survenue en août 2018 et lors de laquelle un trou dans un module Soyuz MS-09 avait été découvert et dû être comblé en urgence avec de l'époxy.

L'agence spatiale russe aurait réuni suffisamment de preuves pour les transmettre à la justice du cru et accabler Serena Auñón-Chancellor. Selon Roscosmos, elle serait l'auteure dudit trou, d'une largeur de 2 millimètres, découvert dans le vaisseau alors amarré à l'ISS et dans lequel Auñón-Chancellor, accompagnée du Russe Sergey Prokopyev et d'Alexander Gerst de l'ESA, avaient voyagé quelques semaines plus tôt.

Depuis août 2018, les théories vont bon train quant à qui ou quoi aurait pu percer ce petit trou qui, sans la prompte intervention des astronautes, aurait pu dépressuriser l'intégralité de la station en deux semaines.

Cluedo spatial

Une micro-météorite ou un débris spatial ont rapidement été mis hors de cause: l'erreur ne pouvait donc qu'être humaine, et potentiellement très gênante pour Roscomos. Mais si certains médias russes indépendants ont d'abord fait incomber la responsabilité sur cette dernière et sur un défaut de fabrication, des rumeurs se sont rapidement fait jour au sein du gouvernement Poutine selon lesquelles un ou une astronaute de la NASA en colère aurait fini par sortir sa perceuse.

Dans un article publié au printemps 2021, l'agence d'État TASS donnait de la matière à ces rumeurs et accusait Serena Auñón-Chancellor d'avoir souffert d'une dépression nerveuse en orbite, après avoir subi un sérieux problème veineux, et d'avoir décidé de percer le trou pour accélérer son retour sur Terre.

Une autre théorie a été avancée par l'article plus récent de RIA Novosti qui fait état de l'enquête de Roscosmos: c'est cette fois l'échec d'une aventure amoureuse avec un autre membre d'équipage qui serait responsable de la crise de Serena Auñón-Chancellor et de sa soudaine passion pour les petits trous.

Auprès de Ars Technica, l'administrateur de la NASA Bill Nelson a balayé ces rumeurs et accusations d'un revers de la main, renouvelant son plein soutien à Serena Auñón-Chancellor.

Il peut le faire avec d'autant plus d'assurance que le contrôle au sol à Houston dispose d'informations claires et solides quant à la position de ses astronautes au moment où le trou a été fait: ils n'étaient pas à proximité du module Soyuz MS-09, et l'information est depuis longtemps entre les mains de Roscosmos.

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