Une fois en panne, les satellites peuvent se transformer en armes. | Yann Coatsaliou / AFP
Une fois en panne, les satellites peuvent se transformer en armes. | Yann Coatsaliou / AFP

Il sera bientôt possible de réparer les satellites (avec des satellites)

La maintenance en orbite terrestre basse est une solution d'avenir pour éliminer les déchets spatiaux. Des start-ups commencent à se positionner sur le créneau.

Construire un satellite nécessite de mettre au point un bijou de haute technologie, bourré d'électronique, ce qui suppose de longs mois de travail pour les équipes d'expert·es et d'ingénieur·es, mais aussi un investissement financier conséquent.

Il s'agit ensuite de l'envoyer hors de l'atmosphère, en orbite, pour un prix compris entre 10.000 et 20.000 dollars [entre 9.000 et 18.000 euros] par kilogramme, rendant ainsi toute réparation impossible en cas de problème mécanique grave.

Depuis le lancement de Spoutnik en 1957, plus de 8.950 satellites ont été mis en orbite; actuellement, 2.465 d'entre eux font quotidiennement le tour de la Terre –ceux que lance SpaceX dans le cadre de son projet Starlink pourraient multiplier ce total par cinq, voire plus. Leur durée de vie oscille entre cinq et quinze ans, selon le type de mission.

Le problème est que les satellites hors service ou endommagés se transforment en débris spatiaux se déplaçant à une vitesse très élevée (28.000 km/h en moyenne).

Leurs systèmes de contrôle n'étant plus opérationnels, il n'est plus possible de les diriger depuis le plancher des vaches: un danger pour les satellites en service, qui peuvent être percutés et abîmés, ainsi que pour les missions habitées en orbite géostationnaire. Heureusement, une solution commence à émerger.

Robot multifonctions

Depuis peu, les start-ups épaulent les agences spatiales pour corriger le tir. Altius Space Machines, basée à Broomfield dans le Colorado, développe des solutions répondant aux besoins de maintenance en orbite. Son robot Bulldog a été pensé pour réparer tout type de panne pouvant affecter les satellites ou pour les replacer sur leur orbite lorsqu'ils en ont dévié.

Grâce à ses deux bras robotisés, Bulldog est également capable de pousser les satellites qui ne fonctionnent plus vers la Terre, afin qu'ils soient attirés par la gravité et qu'ils se désintègrent dans l'atmosphère.

La machine s'affiche comme un véritable couteau suisse de l'espace, à la fois unité d'élimination des déchets et plateforme autonome de réparation.

En 2020, plusieurs missions de démonstration prendront leur envol pour prouver que la maintenance satellitaire est au point. D'ici quelques années, les satellites pourront très certainement être réparés en orbite, ce qui contribuera à faire de l'espace un endroit plus sûr, plus propre et plus durable.

En ce moment

Bedford, un réseau social pour deux

Et Cætera

Bedford, un réseau social pour deux

Lancée par Joshua Kushner, l'application fait le pari d'un espace intimiste, utilisable par deux personnes seulement.

Le Brexit coûte presque aussi cher que 47 ans de contribution au budget de l'UE

Biz

Le Brexit coûte presque aussi cher que 47 ans de contribution au budget de l'UE

Une indépendance relative et chèrement acquise.

La big data donne du grain à moudre au café

Biz

La big data donne du grain à moudre au café

La start-up Cropster a lancé un outil visant à sortir les producteurs de café de la pauvreté –avec, à terme, de plus vastes ambitions.