«Jetpack man» survole Cannes durant une compétition organisée par Redbull le 21 avril 2018. | Valéry Hache / AFP
«Jetpack man» survole Cannes durant une compétition organisée par Redbull le 21 avril 2018. | Valéry Hache / AFP

C'est officiel: l'armée américaine veut son jetpack

Le Pentagone a lancé un appel à projets. Bientôt sur tous les champs de bataille?

Longtemps un fantasme de science-fiction, le jetpack est depuis quelques années devenu réalité. Encore lourds, aussi encombrants que chers et ne disposant que de peu d'autonomie, les réacteurs dorsaux ne permettent pas –pour le moment– de réaliser les prouesses de Boba Fett dans Star Wars. Mais la technologie est néanmoins assez prometteuse pour attirer l'attention du Pentagone.

Dans un nouvel appel à projet, la Darpa (organisme de recherche et développement du Pentagone) invite les entreprises volontaires à soumettre des «concepts de recherche innovants» afin d'étudier «la faisabilité d'un système personnel et portable de mobilité aérienne».

Pour l'instant, il semble que l'armée souhaite explorer toutes les possibilités. Le document publié précise que ces engins n'ont pas forcément à être réutilisables, et qu'ils peuvent décoller depuis le sol ou être lancés depuis les airs. Ils peuvent en outre prendre différentes formes: «jetpack, planeur propulsé, wingsuit propulsée ou parapente propulsé».

Projet ambitieux

Si l'horizon des possibles est large, la Darpa a cependant de grandes exigences. Ce système devra permettre de voler «au moins cinq kilomètres», être transportable par «un seul homme ou un nombre réduit d'hommes», être déployable en dix minutes avec très peu voire pas d'outils, et tout cela «sans pré-requis environnemental (élévation, vent, etc.)». L'agence voudrait également que l'engin puisse être «utilisé de manière efficace et sécurisée sans nécessiter trop d'entraînement».

Autant dire que les plateformes actuelles, souvent complexes et maîtrisées par une poignée de personnes seulement, sont encore loin d'être utilisables sur le terrain. C'est pourquoi le projet ne se trouve que dans sa première phase de recherche, l'étude de faisabilité.

Pour l'armée, les atouts tactiques offerts par un tel outil sont évidents. Il permettrait, en se lançant depuis les airs, de s'introduire derrière les lignes ennemies en restant moins détectable qu'un avion ou un hélicoptère. En décollant depuis le sol, il permettrait à des troupes de franchir simplement des obstacles comme des cours d'eau ou des bâtiments en zone urbaine.

Les États-Unis ne sont pas le seul pays à s'intéresser à ce type d'engins volants. Lors du 14 juillet 2019, l'armée française avait fait défiler Franky Zapata sur son Flyboard, une plateforme volante individuelle.

À l'époque, Michel Goya, un ancien colonel, expliquait à Numerama que l'armée tentait de créer ce genre d'engin «depuis les années 1950», le décrivant comme «un vieux rêve qui n'a jamais marché pour l'instant».

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