Le Pint, l'un des modèles actuels les plus populaires de monocyle conçu par Onewheel. | Onewheel
Le Pint, l'un des modèles actuels les plus populaires de monocyle conçu par Onewheel. | Onewheel

Les monocycles, meilleure solution pour décongestionner les villes?

Le futur de la mobilité tient peut-être sur une roue.

La gyroroue ou le monocycle constituerait, affirment certain·es de ses farouches partisan·es dans un article de Wired, la quintessence de la micromobilité. Dans les centres urbains denses à l'espace limité, voyager sur quatre roues prend trop de place. Les vélos comme les trottinettes sont volumineux, difficiles à ranger, difficiles à emporter avec soi dans les transports en commun.

La solution ultime, explique Wired, réside dans le nombre de roues: deux, c'est encore trop et une, c'est idéal. Le monocycle serait, ajoute le site américain, l'illustration parfaite de la méthode Silicon Valley: réduire un objet à sa fonction la plus primaire –le déplacement individuel– puis le reconfigurer dans une forme nouvelle, avec au passage l'attrait du cool des machineries modernes.

La roue, une troisième jambe

«Au lieu de nous adapter à la forme d'un siège d'automobile ou de pédaler sur un vélo, c'est la prochaine étape du transhumanisme», expose tout de go Rose Wong, fondatrice de l'EUCO, une organisation promouvant l'usage (et l'achat) de monocycles. «Ça nous pousse vraiment dans cette direction, où il n'existera plus d'interface entre l'humain et la machine mais où la machine deviendra une partie de nous-mêmes.»

Comme le note Wired, l'envie humaine de ne se déplacer que sur une roue n'est pas récente –l'un des plus anciens designs connus remonte au milieu du XIXe siècle, et l'idée a continué à être explorée dans les décennies suivantes par les inventeurs et ingénieures ou dans certains monuments de la pop culture moderne.

Les modèles que l'on peut croiser aujourd'hui dans nos villes trouvent leur source dans les avancées technologiques et économiques –la baisse du coût des gyroscopes et des batteries– et dans le travail sur l'équilibre effectué par Segway.

En 2004, le Canadien Trevor Blackwell a inventé l'Eunicycle. Depuis, en passant parfois par l'étape des deux roues équilibristes du très populaire hoverboard, de nombreuses firmes se sont lancées dans l'aventure des «monowheels», et les grands sites de commerce en ligne listent des dizaines de modèles.

Une adoption plus massive se heurte pourtant à des barrières importantes. La maniabilité fluide des gyroroues réclame une période d'apprentissage –gros gadins inclus– pouvant rebuter certaines personnes.

C'est le prix de la magie, estiment celles et ceux en ayant fait leur plus fidèle destrier. «Une fois qu'on sait bien se servir d'une gyroroue, on n'en descend plus avant d'arriver sur le pas de la porte de notre destination. Les autres engins ne disposent pas d'un tel degré de maniabilité», raconte un utilisateur averti à Boone Ashworth de Wired.

Selon l'expert en micromobilité Oliver Bruce, nous vivrions actuellement une explosion cambrienne du transport urbain. Il faut ainsi s'attendre à voir débarquer, dans nos rues et sur nos trottoirs, d'infinies nouvelles formes de bizarreries à roues –les chaussures électriques de Segway sont un excellent exemple.

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