L'objectif: répertorier les hôpitaux, commissariats et associations spécialisées dans l'accompagnement psychologique et judiciaire. | HandsAway
L'objectif: répertorier les hôpitaux, commissariats et associations spécialisées dans l'accompagnement psychologique et judiciaire. | HandsAway

Une app pour les victimes d'agressions sexistes et sexuelles

L'association HandsAway veut répertorier sur son application mobile toutes les structures d'aide.

L'association HandsAway veut pousser plus loin son application mobile de lutte contre les agressions sexistes et sexuelles. En 2016, l'organisation a créé une appli qui permet aux victimes d'agressions ou aux témoins de se géolocaliser auprès des autres utilisateurs et utilisatrices à proximité.

Forte de 40.000 personnes connectées, l'asso lève des fonds pour enrichir son app avec une carte des lieux où les victimes d'agressions peuvent trouver de l'aide. «Beaucoup de monde nous contactait en demandant de l'aide, explique Léa Thuillier, membre de HandsAway, mais nous ne sommes pas des spécialistes. On s'est dit qu'il fallait que l'appli aille plus loin dans l'aide aux victimes.»

L'objectif est donc que, sur la carte de l'appli, soient répertoriés les hôpitaux, commissariats et associations spécialisées dans l'accompagnement psychologique et judiciaire des victimes d'agressions sexuelles, afin qu'elles puissent trouver de l'aide rapidement et simplement.

Pour cela, HandsAway compte s'appuyer sur des cartes préexistantes, comme celle du Centre Hubertine Auclert en Île-de-France, et sur un travail de recensement de ses propres bénévoles.

Les associations au centre de la carte

Les associations de soutien sont centrales dans ce projet. La carte est l'occasion de créer un réseau et de les rendre plus visibles en les centralisant au même endroit. Léa Thuillier déplore d'ailleurs que ces dernières manquent cruellement de moyens, alors qu'elles sont indispensables à la prise en charge des victimes, y compris par d'autres structures: «Malheureusement, être accompagnée par une asso est parfois encore nécessaire pour se faire prendre au sérieux par la police, par exemple».

Il est prévu qu'une fois mise en place, la carte soit en partie participative. Les utilisatrices pourront par exemple, au fil des mises à jour, renseigner les changements d'horaires des permanences.

Pour mettre en place ce projet, HandsAway voudrait réunir 30.000 euros, grâce à une campagne de crowdfunding lancée en début d'année. Ces dons (déductibles des impôts) permettra de rendre la carte opérationnelle dans les neufs plus grandes villes françaises.

À l'heure de la rédaction de cet article, près de 3.000 euros ont déjà été récoltés. Si l'objectif de départ est dépassé, l'association espère pouvoir étendre son projet aux vingt principales villes de France, voire à tout le pays.

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