Le processeur du futur ressemblera sans doute plus au corps humain qu'à une machine de silice. | Paweł Czerwiński via Unsplash
Le processeur du futur ressemblera sans doute plus au corps humain qu'à une machine de silice. | Paweł Czerwiński via Unsplash

L'avenir de l'informatique sera biologique

De plus en plus d'entreprises misent sur le biomimétisme pour développer les processeurs et les centres de données de demain.

Entre 2014 et 2019 aux États-Unis, les investissements dans les start-ups de l'informatique quantique sont passés de 55 à 434 millions d'euros. Des multinationales comme Alphabet et Volkswagen planchent elles aussi sur le sujet. L'enjeu est d'utiliser la mécanique quantique pour fabriquer des processeurs infiniment plus puissants.

De son côté, Lightmatter veut utiliser des rayons laser –plutôt que des signaux électriques– pour faire fonctionner les intelligences artificielles. Basée à Boston, la start-up fondée en 2017 a déjà levé 30 millions d'euros.

Ces innovations répondent à une demande toujours plus élevée de puissance de calcul et de stockage. En cause: le développement de l'IA, l'accès généralisé à des quantités exponentielles de données et la dématérialisation.

Face à cette pression considérable, les puces électroniques classiques ne suivent pas la cadence. Elles peinent de plus en plus à respecter la loi de Moore, selon laquelle le nombre de transistors dans une puce double tous les deux ans environ. Même problème pour les technologies de stockage des données.

S'inspirer du corps humain

En plus de l'informatique quantique, l'entreprise américaine Intel développe des puces neuromorphiques. Inspirées par le fonctionnement du système nerveux humain, elle disposent de capacités de calcul et d'apprentissage considérables. En 2016, Intel a fait l'acquisition de la start-up Habana Labs pour 1,8 milliard d'euros.

Catalog stocke quant à elle nos données sur de l'ADN, par exemple l'intégralité du Wikipédia anglophone. Également bostonienne, l'entreprise a levé 10 millions d'euros depuis sa création en 2016. Sa technologie ne nécessite pas de refroidissement, ce qui représente un avantage considérable par rapport aux centres de données actuels.

L'entreprise utilise des machines qui «impriment» des séquences de molécules synthétiques représentant des données (texte, photo, son, vidéo) sous la formes de brins d'ADN. Pour accéder aux données, les brins sont déchiffrés par des machines servant au séquençage de l'ADN, puis par un logiciel propriétaire. Le biomimétisme nous tend les bras.

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