Au lycée, à la fac ou dans son lit. | Microsoft
Au lycée, à la fac ou dans son lit. | Microsoft

Nous avons testé le Surface Laptop Go, le petit tout-terrain de Microsoft

Riquiqui, bien conçu et (relativement) peu cher, le portable de la marque a quelques arguments à faire valoir.

L'objet est très compact, très léger, sobre et élégant, d'apparence solide. Sur son capot d'alu se dessine un discret logo Windows: il s'agit d'une machine Surface, gamme constituant l'entrée remarquée et innovante de Microsoft sur le marché des devices.

Plus précisément, cette adorable petite chose est un Surface Laptop Go, ordinateur portable à taille de guêpe et écran tactile de 12,4 pouces, benjamin de la gamme et version allégée du classique mais réputé efficace Surface Laptop.

«La gamme Surface a été lancée il y a huit ans pour dynamiser l'écosystème Windows», nous explique Samantha Fuccinelli, responsable de la catégorie Surface pour le grand public chez Microsoft. «C'est un enjeu important pour Microsoft, poursuit-elle. La gamme est la vitrine de l'écosystème Windows: si l'on souhaite en faire la meilleure utilisation possible, l'idéal est de passer par une machine Surface.»

Dernier-né mais pas de la dernière pluie, le Surface Laptop Go tombe à point nommé: depuis le début de la pandémie que l'on sait, avec les confinements imposés, l'école à distance et le télétravail, le marché des ordinateurs personnels a connu une année faste et furieuse, la meilleure depuis une décennie. «Les gens ont eu besoin de s'équiper ou de se rééquiper, des familles qui ne disposaient que d'un ordinateur à la maison ont aussi parfois dû équiper les enfants, pour l'école à distance.»

Mais acheter un ordinateur lorsque l'on est parent au bord de l'interdit bancaire ou étudiant désargenté, et ce sans se tourner vers une machine à vil prix à la fabrication et aux performances incertaines, n'est pas chose aisée.

C'est précisément ce que vise le Go, pensé comme une entrée de gamme du haut de gamme. À composants égaux, il est certes plus cher que certains de ses concurrents. En contrepartie, Microsoft promet la qualité de fabrication premium propre à la gamme Surface, traditionnellement tournée vers les mondes professionnels et créatifs.

Cette promesse, ainsi que celle d'une adaptation réussie aux besoins modernes du tout à distance (webcam 720p, double micros pensés pour la visioconférence, WiFi 6, etc.) a néanmoins mais logiquement un prix. Comptez ainsi 599 euros pour la version basique du Go, a priori tout à fait fonctionnelle au quotidien mais limitée par une mémoire étriquée (4 gigas de RAM et 64 gigas de stockage eMMC), et dont est absent l'ultra-pratique lecteur d'empreintes digitales.

Sans être un foudre de guerre, la version la plus musclée (processeur i5 lui aussi, 8 gigas et SSD de 256 gigas) vous délestera de 999 euros et le Go «intermédiaire», doté de 8 gigas de RAM et d'un SSD de 128 gigas, est quant à lui proposé à 799 euros.

«L'idée était de conserver le savoir-faire et la promesse Surface, mais en faisant quelques compromis pour que le prix soit plus abordable. On voulait quelque chose de très mobile, qui réponde toujours aux besoins de l'utilisateur: chez lui, en cours, dans le métro, partout. Avec le Laptop Go, on s'adresse à d'autres cibles, notamment les étudiants. C'est un pari important: viser les étudiants, c'est viser des jeunes gens qui sont proches de leur virage professionnel, du moment où ils s'équipent. Si ce premier produit Surface les satisfait, si l'écosystème Windows sur une machine spécifiquement conçue pour lui les satisfait, alors peut-être continueront-ils à s'équiper avec Surface à l'avenir.»

Petit, petit, petit!

Nous ne sommes plus étudiants depuis un siècle environ, mais quelques jours passés avec une machine prêtée par Microsoft –la plus puissante, c'est à noter– confirme que le Laptop Go est un ordinateur très compétent, d'utilisation hautement agréable, parfaitement adapté à l'école, voire à ce qui vient ensuite.

Loin d'être gadget, l'écran tactile trouve très vite son utilité –beaucoup plus vite que la Touch Bar, pourtant très chère payée, du MacBook Pro d'Apple. Le clavier velouté rebondit joyeusement mais doucement sous nos doigts ravis, le trackpad n'est jamais pris en défaut, deux qualités qui, sur la longueur d'une rude journée de labeur, font une différence majeure.

Les goûts, les couleurs... | Microsoft

Surtout, le Go est vraiment petit et vraiment léger, doté d'une autonomie marathonienne de plus de 10 heures et de tous les trous (USB, USB-C, jack) nécessaires à des aventures nomades: l'embarquer sous le bras toute la journée et le dégainer partout où on le souhaite s'envisagent l'esprit léger et le sourire aux lèvres.

Certes, la machine n'est pas des plus véloces, quelle que soit sa configuration. Pour celles et ceux qui préfèrent les pommes aux fenêtres, le Surface Laptop Go entre de surcroît dans une confrontation risquée avec les nouveaux MacBook Air ou Pro, certes plus coûteux, mais dotés de la nouvelle puce M1 d'Apple et portés aux nues par la presse.

Rien de rédhibitoire cependant, en particulier si vous souhaitez vous équiper d'un ordinateur tournant sous Windows. Une utilisation bureautique, quelques onglets sur Edge ou une série sur Netflix ne nécessitent de toute façon pas un supercalculateur, on évitera simplement le montage de longs-métrages en 8k tout en planchant sur 1.000 images en simultané sur Photoshop.

Et si vous souhaitez jouer à Cyberpunk 2077 ou à Assassin's Creed: Valhalla Rising, le jeu en streaming vous tend éventuellement les bras. Car plus généralement, les usages du cloud étant un futur certain pour l'informatique, les ordinateurs personnels peuvent de plus en plus être considérés comme les terminaux de puissances exploitées ailleurs.

En la matière, grâce à son confort tout-terrain, à sa qualité de fabrication sans faille –et bien qu'il soit de lui-même très compétent– le Surface Laptop Go peut exceller, pendant longtemps.

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