«Houston, we have a turkey.» | NASA via Wikimedia Commons
«Houston, we have a turkey.» | NASA via Wikimedia Commons

Quand les ingénieurs de la NASA s'adonnent aux farces et canulars

Il y a 29 ans, deux d'entre eux ont «pranked» leur chef pour Thanksgiving: plutôt drôle.

En 1991, le jour de Thanksgiving, le centre de contrôle de mission Christopher C. Kraft Jr. (souvent abrégé en «Houston», c'est plus simple en cas de problème) reçoit une alerte. Un satellite turc risque de percuter la navette Atlantis, dont tous les astronautes sont alors endormis, dans les quinze minutes.

Cela se passe en pleine coupure des communications avec Atlantis, il n'est donc pas possible d'avertir l'équipage. «Je ne me souviens pas avoir jamais été aussi nerveux ou bouleversé par quelque chose», se rappelle Milt Eflin, qui était alors directeur de vol.

Ce qu'il ignore, c'est qu'il s'agit d'un canular de ses collègues pour Thanksgiving. Le mot «turkey», qui signifie «Turquie» mais aussi «dinde», aurait pourtant dû lui mettre la puce à l'oreille.

Ces petites blagues n'étaient pas inhabituelles au sein de l'agence spatiale américaine. En 1962, pendant une simulation, des ingénieurs de la NASA avaient ainsi remplacé les images diffusées sur l'écran de leur chef –le légendaire Chris Kraft– par une vidéo montrant le décollage d'une fusée Atlantis.

Lorsque celui-ci a appuyé sur le bouton de décollage de sa simulation, il a cru qu'il avait accidentellement déclenché le départ d'une vraie fusée.

Dindon de la farce

Retour en 1991. Alors que Milt Heflin se dirige vers les toilettes, les deux plaisantins lui demandent de regarder l'écran qui indique la trajectoire de la navette. Au-dessus de celle-ci apparaît... une dinde. Mais le directeur de vol ne veut même pas la regarder.

Les deux farceurs décident alors de se confesser. Soulagé mais en colère, Heflin leur annonce qu'ils vont devoir s'expliquer. Il comprend ensuite qu'un autre employé de la NASA a appelé à la rescousse Brewster Shaw, ancien astronaute émérite, ancien pilote de l'Air Force et réputé peu commode, pour l'aider à éviter la fausse collision –il est alors 4 heures du matin.

Lorsque Brewster Shaw débarque en urgence à 7 heures, Milt Heflin lui saute dessus pour lui faire part de la situation et lui remettre une explication détaillée, qu'il vient benoîtement de taper à la machine.

Fort heureusement, Brewster Shaw n'entre dans aucune ire et, au contraire, éclate de rire. Au grand soulagement des deux plaisantins.

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