Internet tel qu'on le connaît ne sera peut-être plus jamais le même. | Thom via Unsplash

Internet tel qu'on le connaît ne sera peut-être plus jamais le même. | Thom via Unsplash

Oubliez internet, bienvenue dans le «splinternet»

Les politiques de censure peuvent provoquer une fragmentation du réseau mondial.

Internet est vu comme un univers unique englobant tous les sites, plateformes et éléments divers qui le constituent. Mais les régimes autoritaires de certains gouvernements ont généré un «splinternet»: une sorte d'univers parallèle, où internet ressemble comme deux gouttes d'eau à celui que l'on connaît, sauf qu'il est cadenassé par un pays.

Un monde, beaucoup d'internets

Le mois dernier, la Russie a annoncé vouloir déconnecter le pays du réseau mondial pour simuler une cyberguerre totale. Pendant ce laps de temps, toutes les connexions seront redirigées vers des infrastructures étatiques ou approuvées par le gouvernement.

Au même moment en Chine, de nouvelles règles de censure sont entrées en vigueur, particulièrement sur les applications de vidéos courtes comme TikTok et son milliard d'adeptes. Dans le viseur des autorités: la pornographie ou autres contenus liés au sexe, ainsi que la satire des institutions chinoises.

D'autres pays tels que Cuba, l'Iran et la Turquie favorisent leurs propres services internet plutôt que ceux des sociétés occidentales. Une étude de 2017 a montré que plusieurs pays dont l'Arabie saoudite, la Syrie et le Yémen ont mis en place «un filtrage substantiel à motivation politique».

En Chine, la politique de censure est installée depuis des années et a eu des conséquences globales. «Le Firewall chinois mènera à deux internets distincts. Les États-Unis domineront l'internet de l'ouest et la Chine dominera l'internet en Asie», prédit Eric Schmidt, l'ancien PDG de Google. L'entreprise américaine avait tenté d'imposer un modèle verrouillé de son moteur de recherche en Chine.

Internet libre et ouvert pour tout le monde

Sur le modèle de la Déclaration universelle des droits de l'homme, les Nations unies ont adopté en 2016 une résolution proclamant la liberté sur internet comme un droit humain fondamental qui doit être protégé. TechCrunch imagine deux étapes qui pourraient garantir un internet libre pour tout le monde.

La première étape pour l'ONU serait d'implémenter un système d’observation dans le réseau, de constituer un classement des pays qui respectent ce droit et d'imposer des pénalités aux mauvais élèves. La deuxième mesure serait, toujours pour l'ONU, de s'aligner plus étroitement sur les géants du web et de garder une trace des efforts de chaque gouvernement et de ceux qui pratiquent la censure.

De cette manière, TechCrunch estime que les pays dont le réseau internet n'est pas libre se retrouveraient isolés du reste du monde, entraînant de faibles taux de croissance et une stagnation globale.

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