«It's Mario time!» | Nintendo
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On a fait tester «Mario Kart Live: Home Circuit» à Noé, 5 ans et demi

Le jeu de course en réalité augmentée et zinzin de Nintendo semble beaucoup lui plaire –à nous aussi.

On connaît ce petit sourire très spécial qu'accompagnent de typiques «Wooooh!» d'excitation non contenue, ainsi qu'un décrochage très visible de la mâchoire. On a déjà vu cette réjouissance chez Noé, 5 ans et demi et pas encore toutes ses dents, face à des jouets exceptionnels –le grand bateau pirate Playmobil pourrait constituer le maître étalon, le 20/20, le pinacle de ses joies enfantines.

Cette fois, c'est face à l'imposante boîte de Mario Kart Live: Home Circuit, l'hybride Switch-kart-course-realité-augmentée-télécommandée conçu par Velan Studio pour Nintendo, que le garçon est hilare, curieux et excité. Puisque cela semble lui plaire, nous avons décidé de le faire travailler à notre place. Mario Kart Live: Home Circuit, qu'est-ce, au juste?

«Ça marche avec la console et avec la voiture, décrit Noé. Et j'aime bien Mario! Il a 35 ans? Il est vieux! Je connais bien Mario, j'ai joué à plein de jeux. Je joue sur le téléphone de maman, mais il faut internet. J'aime bien aussi sur la console. Et je connais Mario Kart, j'aime bien, c'est rigolo. J'ai même des vêtements Mario.»

Très bien. Mais du coup, comment fonctionne ce bidule, ce joli kart télécommandé, doté d'une caméra, accompagné de quelques accessoires en carton et d'un jeu à télécharger sur Switch? C'est encore Noé qui en parle le mieux; du moins du mieux qu'il le peut.

«On met les panneaux pour faire le circuit, et on peut mettre des obstacles et plein de virages pour que ce soit plus dur. Il y a des ennemis et des pièges. Et des bonus: des carapaces, des champignons, des bananes, des bombes et tout ça et tout ça. Comme dans Mario Kart, mais celui pas en vrai.»

«C'est rigolo parce qu'on peut dessiner le circuit, une espèce de tortue met de la peinture sur les roues, et ensuite on crée le chemin en roulant où on veut. Des fois, on est dans l'eau, des fois dans le feu, il y a des arbres, ou de la glace, ou du vent; c'est dur quand il y a du vent, on a du mal à tourner. C'est un peu bizarre d'avoir un truc dans le vrai monde et dans la console, ça se mélange. On voit les chaises et la cheminée, on te voit toi sur le canapé, mais il y a des effets spéciaux en plus.»

Le dessous des karts

«C'est rigolo»? Corrigeons-le, pour accorder son langage à l'état de ses zygomatiques. Car c'est bien plus que rigolo: techniquement très abouti et d'apparence solide, nécessitant –c'est à noter– un espace conséquent pour prendre pleinement ses aises, Mario Kart Live: Home Circuit est un objet ludique formidable. Et ce pour une âme pure de 5 ans (et demi) comme pour l'esprit plus exigeant d'un adulte rompu à tous les bidules du monde.

Mario Kart Live: Home Circuit est bien plus abouti, beaucoup moins gadget et, semble-t-il, source de rigolades plus durables que nous ne l'imaginions. D'autant qu'à force de courses drolatiques, de crashs contre les pieds de chaises ou ceux d'une grand-mère épatée, de naufrages sous des canapés ennemis, on finit par débloquer les modes 150 et 200 cc.

L'exercice se corse alors sérieusement –et suffisamment pour faire tirer la langue au plus adroit des pilotes. Amplifiée par la caméra rase-moquette, par les trépidations frénétiques du bolide sur les mini-cahots du carrelage ou par ses sauts presque périlleux sur les tapis domestiques, la vitesse de l'action semble, à ces simili-grandes vitesses, tout à fait démente. On ne gagne qu'au talent et à l'effort; les nerfs et l'orgueil, donc l'impérieux besoin de recommencer, en prennent un coup.

Comme les Lego Super Mario mais en franchement plus drôle, Mario Kart Live: Home Circuit est un coup classique mais de maître dans le marketing de la licence et du jouet –le génie de la firme japonaise pour ce genre de coup tordu avait déjà brillé fort avec le lancement de l'incroyable Nintendo Labo.

Dans l'écran de la Switch et au beau milieu du salon, Mario s'impose dans les intérieurs et dans les intérieurs des intérieurs, ajoutant une existence réelle et tangible à celle, virtuelle, des jeux vidéo dont il est le vieux héros. C'est pour lui une vie en plastoc mais c'est une vie véritable –celle des jeux, jouets et personnages dont on se souvient toute sa vie.

«Cinquième! Je suis nul!», entend-on Noé rager alors que s'écrivent ces dernières lignes. Inlassablement, le garçon ravale pourtant sa déception et reprend la course, bien décidé à devenir le Lewis Hamilton des carapaces rouges. Pour son papa responsable, le plus dur sera de lui faire lâcher la console –pour pouvoir jouer à son tour.

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