Remettre un cœur en bon état de marche plutôt que le remplacer: un espoir immense pour la cardiologie. | Jesse Orrico via Unsplash
Remettre un cœur en bon état de marche plutôt que le remplacer: un espoir immense pour la cardiologie. | Jesse Orrico via Unsplash

Transplanter des cellules souches cardiaques va sauver des vies

Il sera bientôt possible de réparer un cœur endommagé.

Fin janvier 2020, une équipe de recherche japonaise a annoncé une première médicale: la transplantation de cellules musculaires de cœur humain ayant été créées in vitro.

Pour éviter de remplacer entièrement le cœur de leur patient par un nouvel organe, le professeur en chirurgie cardiaque Yoshiki Sawa, de l'université d'Osaka, et ses collègues ont utilisé des «feuilles» de cellules musculaires, rapporte le Japan Times.

Le nom scientifique de ces feuilles est «cellules iPS», pour «cellules souches pluripotentes induites». Mises au point en laboratoire à partir de cellules souches récupérées sur du sang ou de la peau puis reprogrammées, elles sont extrêmement fines, ne dépassant pas les 4 à 5 centimètres de large pour 0,1 millimètre d'épaisseur.

Ces cellules souches, qui ont vocation à être placées sur le cœur du patient et ses parties endommagées, sécrètent une protéine capable de régénérer les vaisseaux sanguins.

Essai clinique prometteur

Après cette première transplantation réussie, l'équipe de recherche dirigée par Yoshiki Sawa attend désormais que les cellules grandissent et se marient avec le cœur de son patient.

Celui-ci souffre d'une cardiomyopathie ischémique, une maladie cardiaque causée par une insuffisance d'oxygénation du cœur du fait d'un rétrécissement des artères. En un mot, le cœur a du mal à battre parce qu'il ne reçoit pas assez de sang par le biais des vaisseaux. Les cellules souches ont pour objectif d'apporter une nouvelle puissance au muscle cardiaque et d'améliorer son efficacité.

Pour le moment, tout semble se dérouler au mieux, et les scientifiques prévoient de transplanter des cellules iPS sur dix patient·es souffrant de troubles similaires. Il s'agira ensuite de vérifier, durant trois ans, comment leur état de santé évolue.

«J'espère que ce type de transplantation deviendra une technologie médicale qui sauvera autant de personnes que possible, ayant suivi de nombreux cas qui n'ont pas pu être sauvés», a indiqué Yoshiki Sawa lors d'une conférence de presse.

Son équipe a expliqué avoir choisi l'essai clinique au lieu de l'étude pour que le ministère de la Santé japonais autorise au plus vite une application médicale des cellules iPS.

À terme, il devrait être beaucoup plus simple de se procurer ce type de cellules que de trouver un cœur compatible. Le système immunitaire des malades est également beaucoup plus susceptible de tolérer l'implantation des cellules souches que la transplantation d'un tout nouvel organe.

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