Tout petit riquiqui. | Chen Shi / Columbia Engineering

Tout petit riquiqui. | Chen Shi / Columbia Engineering

Un projet de micropuces médicales implantables existe vraiment, mais à quoi sert-il?

La réalité est bien éloignée du fantasme.

Parmi les nombreuses théories du complot concernant les vaccins, l'une des plus populaires est que les gouvernements souhaitent en réalité implanter à la population des puces microscopiques afin de la surveiller.

Si tout cela n'a évidemment aucun fondement, les micropuces implantées dans le corps humain ne sont pas vraiment de la science-fiction. Des scientifiques de l'université de Columbia tentent ainsi de mettre au point des chips permettant d'analyser certaines données médicales.

L'objectif de ces puces de moins d'un millimètre cube est d'enregistrer des données comme la température, la pression sanguine ou la respiration, afin qu'un médecin puisse ensuite récupérer et traiter ces informations. Ce genre d'outil pourrait par exemple être injecté avec une seringue avant une opération chirurgicale, afin de disposer des informations nécessaires en temps réel.

Rats de laboratoire

Pas question toutefois que quiconque puisse accéder à ces puces à distance, sans que le patient n'en soit informé. Appelées «motes», elles transmettent leurs informations grâce à un «transducteur piézoélectrique», un capteur capable de convertir les ultrasons en signaux électriques. Elles peuvent ainsi être lues par les médecins grâce à une sonde à ultrasons, similaire à celle utilisée lors d'une échographie.

Pour l'instant, ces puces n'en sont qu'aux premières étapes de développement et les tests sur des êtres humains ne sont pas pour tout de suite. Elles ont en revanche déjà été implantées dans le cerveau et les pattes arrières de rats de laboratoire, afin de mesurer leur température.

Comme le rappelle Popular Mechanics, s'implanter une puce sous la peau n'est pas une nouveauté. Cela fait des années que des «biohackers» utilisent des puces afin de, par exemple, pouvoir ouvrir leur Tesla.

Ken Shepard, qui dirige les recherches, à Columbia n'est d'ailleurs lui-même pas favorable à ce type d'utilisation. «Je ne suis pas fan de l'implantation d'électronique, peu importe sa nature, dans des personnes en bonne santé. Je ne pense pas que le ratio risque-récompense de ces dispositifs ait du sens.»

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