L'allumage de l'un des moteurs du SLS semble fonctionner. | NASA
L'allumage de l'un des moteurs du SLS semble fonctionner. | NASA

La NASA teste la fusée la plus puissante jamais construite

L'agence spatiale américaine compte envoyer le Space Launch System au-delà de la Lune en 2021.

Plus qu'une batterie de tests avant que le Space Launch System (SLS), la fusée la plus puissante jamais construite par la NASA, ne soit prête pour le décollage. Il s'agit d'une dernière répétition pendant laquelle tout sera simulé comme au jour J, des capacités du SLS aux tâches des équipes techniques.

Si la crise sanitaire ne fait pas prendre plus de retard à l'agence spatiale, le processus en huit étapes aura lieu à priori jusqu'en octobre, et se conclura avec un allumage de la fusée alors que celle-ci restera attachée au sol, retenue par de gros câbles.

«C'est la première fois que ce type de test est effectué», explique Mark Nappi, le directeur des essais pour Boeing, constructeur principal de cet engin de 100 mètres de haut, soit un peu plus que la statue de la Liberté, qui dépassera en poussée de 15% la phénoménale Saturn V.

Vers l'infini, et au-delà

La NASA prête une attention toute particulière au SLS, car sa capacité de transport en fait un élément clé de sa stratégie pour transporter l'homme jusqu'à la Lune d'ici à 2024, puis jusqu'à Mars.

Sa première mission sera d'ailleurs de se rendre à plus de 450.000 kilomètres de la Terre, au-delà de la Lune, et de larguer treize petits satellites, de la taille de boîtes à chaussures. Mais avant de partir, encore faut-il que tout fonctionne… et que rien n'explose.

Initiés en janvier, les tests ont été interrompus par la crise sanitaire. Un seul a pu avoir lieu en mars au centre spatial américain de Stennis, dans le Mississippi, avant que celui-ci ne ferme jusqu'à mi-mai.

Ce n'est que fin juin que les équipes ont pu mener à bien un second test: allumer le premier étage de la fusée pour vérifier que tous les logiciels et toutes les interfaces électriques fonctionnaient correctement.

Le troisième, prévu pour juillet, consiste à établir qu'il est possible de garder le contrôle de la fusée même si des systèmes de communications critiques cessaient de fonctionner.

«C'est un prélude important: avant d'entrer dans le feu de l'action, nous devons être sûrs que nous avons des moyens redondants d'éteindre le véhicule», explique pour Space John Cipoletti, le directeur adjoint des essais.

Il faudra ensuite éprouver les valves et la tuyauterie du premier étage pour confirmer que le véhicule pourra supporter des tests plus actifs. L'équipe technique devra aussi se tester elle-même: elle s'assurera que tous les protocoles sont parfaitement rodés et que les membres sont prêts à réagir en cas d'imprévu. Avant d'enclencher les deux dernières étapes: charger la fusée de carburant… et allumer le feu. Décollage prévu en 2021.

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