L'équipe de l'IceCube a détecté soixante-dix-neuf neutrinos provenant de la galaxie active NCG 1068. | Héctor Sola Gallardo via Unsplash
L'équipe de l'IceCube a détecté soixante-dix-neuf neutrinos provenant de la galaxie active NCG 1068. | Héctor Sola Gallardo via Unsplash

L'énigme des neutrinos extraterrestres, un casse-tête de moins en moins obscur

Une galaxie active nous envoie certaines de ces fascinantes particules.

Du côté du pôle Sud, il existe un observatoire dédié aux neutrinos, IceCube, pourvu de plus de 5.000 détecteurs optiques situés sous la glace antarctique. En fonction depuis 2010, son objectif est rechercher des neutrinos astrophysiques, c'est-à-dire d'origine extraterrestre: une mission qui a commencé à être remplie dès 2013 avec la détection de vingt-huit neutrinos de ce type.

La provenance de ces neutrinos a été vérifiée et confirmée au cours de la période qui a suivi, l'investigation ayant atteint son point d'orgue en 2017. Cette année-là, à l'aide des données enregistrées depuis dix ans par de nombreux télescopes extérieurs à la mission, les équipes de recherches d'IceCube sont même parvenues à identifier la source de ces neutrinos: un blazar (combinaison d'un quasar compact et d'un trou noir supermassif) portant le petit nom de TXS0506+056.

New Scientist révèle qu'une deuxième source de neutrinos vient d'être découverte, et ce sans aide extérieure. L'événement est important, car il est extrêmement difficile de détecter ces particules, mais aussi de tirer le fil permettant d'établir d'où elles proviennent. La source en question se nomme NGC 1068: c'est une galaxie active, ce qui signifie que le trou noir supermassif qui se trouve en son centre crée de puissantes radiations à mesure qu'il engloutit des objets, mais qu'il est pris dans une purée de pois faite de gaz et de poussière qui, sous l'effet des radiations, produit des neutrinos.

Des pistes de compréhension

L'équipe de l'IceCube a détecté soixante-dix-neuf neutrinos provenant de cette galaxie active, qui s'avère être relativement proche de nous. «Quand nous avons publié nos dix ans de données, NCG 1068 était déjà là, mais nous ne savions pas s'il s'agissait d'une fluctuation en arrière-plan ou d'une véritable source», commente Francis Halzen, de l'université du Wisconsin, qui a dirigé les recherches. «Maintenant nous savons que ce ne sont pas des fluctuations.»

Il existe un grand nombre de galaxies actives comme NCG 1068 –bien plus que de blazars comme TXS 0506+056, en tout cas–, ce qui expliquerait pourquoi tant de neutrinos flottent dans l'univers. Les scientifiques travaillent à présent sur l'affinement de leurs méthodes d'analyse et l'optimisation de leur détecteur, ce qui ne manquera pas d'aider à pister de nouveaux neutrinos et à trouver de nouveaux éléments de compréhension permettant de mieux cerner le pourquoi et le comment de ces particules si mystérieuses.

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