Ces petites billes résistent, selon leurs fabricants, aux pires des conditions. | BWXT
Ces petites billes résistent, selon leurs fabricants, aux pires des conditions. | BWXT

Ces billes promettent des centrales nucléaires sans catastrophe

L'isotrope tristructural se compose de minuscules billes d'uranium, toutes enveloppées d'une couche protectrice.

Un réacteur nucléaire génère de l'électricité comme la plupart des centrales: en faisant bouillir de l'eau, afin de produire de la vapeur et actionner un alternateur. Pour cela, il provoque une fission dans le combustible nucléaire et le cœur de la centrale se met à chauffer.

Mais si sa température est trop élevée, il peut fondre partiellement ou totalement, et provoquer une catastrophe nucléaire –ou fusion– dont la dangerosité va de «grave» (Three Mile Island) à «extrêmement grave» (Fukushima). Une nouvelle génération de réacteurs pourrait éradiquer ce risque.

En plus d'être plus petits et efficaces que les centrales actuelles, ils seront immunisés contre le risque de fusion, assurent celles et ceux qui les conçoivent. Pour cela, ils utiliseront un combustible bien particulier: l'isotrope tristructural.

«Fabriqué à partir d'un mélange d'uranium faiblement enrichi et d'oxygène, il est entouré de trois couches alternées de graphite et d'une céramique appelée carbure de silicium», explique Wired. Deux entreprises américaines le produisent pour le moment: BWX Technologies et X-energy.

«Un réacteur à l'épreuve des accidents»

Il se présente sous la forme de billes composées du mélange uranium-oxygène enveloppé d'une triple couche protectrice. Celle-ci empêche normalement toute fusion du métal radioactif, même dans les conditions les plus extrêmes qui pourraient se produire dans un réacteur.

La plupart des réacteurs actuels opèrent à moins de 550 degrés celsius. Ceux de demain pourraient dépasser les 1.000 degrés. Mais des tests conduits sur 300.000 particules d'isotope tristructural pendant deux semaines ont montré qu'elles avaient toutes résisté à une température atteignant les 1.760 degrés.

«Dans les nouveaux réacteurs, il est pratiquement impossible de dépasser ces températures, car le réacteur s'arrête lorsqu'il les atteint. Donc la combinaison de ces réacteurs avec un combustible capable de supporter la chaleur donne grosso modo un réacteur à l'épreuve des accidents», conclut Paul Demkowicz, directeur d'un programme de recherche qui simule les scénarios-catastrophe en matière de nucléaire civil.

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