Si vous parcourez les pages dédiées aux nouvelles technologies des catalogues de Noël, il y a de fortes chances que vous y trouviez de nombreux gadgets connectés. Montres, enceintes, mais aussi ampoules, frigos ou matelas, n'importe quel objet peut être connecté à internet pour lui offrir quelques fonctionnalités modernes.
Mais avant de passer à la caisse, il faut conserver une chose à l'esprit: avec tout produit qui nécessite des mises à jour, ce n'est pas seulement un objet qui est acheté mais aussi un service. Et ce service ne bénéficie, lui, d'aucune garantie quant à sa prise en charge dans le temps.
C'est l'amère découverte qu'ont faite les acheteurs et acheteuses de la ligne d'objets connectés Insignia Connect. Le 6 novembre, Best Buy a décidé de mettre fin à la plateforme et de tuer l'app qui permettait de contrôler les deux prises intelligentes, l'interrupteur connecté, la caméra Wi-Fi et le frigo connecté de la marque.
Les prises, l'interrupteur et le frigo ont perdu les fonctionnalités pour lesquelles la clientèle avait payé, et n'ont donc plus rien d'intelligent. La caméra, quant à elle, est désormais totalement hors d'usage. En échange, Best Buy offre une compensation partielle sous forme de bons de réduction.
Attention à la brique
Cet arrêt soudain est loin d'être la première fois que des gadgets connectés se transforment du jour au lendemain en de coûteuses briques. En 2016, après que Nest a racheté la start-up Revolv, son hub à 300 euros auquel vous pouviez connecter tout vos objets intelligents et les contrôler avec une seule app est devenu inutile. Même scénario en janvier de cet année avec la marque Lowe's, qui a cessé de soutenir sa gamme de produits Iris.
Le robot intelligent Jibo avait également fait parler de lui en mars: il avait annoncé lui-même que ses serveurs allaient bientôt être mis hors service, avant de se lancer dans une petite danse. Pas sûr que cela ait beaucoup fait rire ses propriétaires qui, deux ans à peine après leur achat, se retrouvaient avec un bibelot à 793 euros.
Le problème est qu'à part prier pour que le produit soit supporté dans le temps, il n'existe pas vraiment de manière de se prémunir. La FTC, le gendarme du commerce aux États-Unis, s'est penchée sur le sujet lors de la débâcle Revolv.
Elle a choisi de ne pas sanctionner Nest, après que l'entreprise a appelé ses client·es à la contacter afin de recevoir une compensation. L'organisme américain a tout de même précisé que cette conclusion ne devait pas être interprétée comme une absence de faute –peut-être devra-t-elle aller plus loin lorsqu'un prochain cas se présentera.