Hunter Biden, le fils de Joe Biden. | Moses Robinson / AFP

Hunter Biden, le fils de Joe Biden. | Moses Robinson / AFP

Pourquoi Facebook et Twitter ont censuré un article anti-Biden

Une décision forte et une illustration parfaite de l'effet Streisand.

Alors que la date fatidique de l'élection présidentielle américaine approche à grands pas, les réseaux sociaux multiplient les annonces de mesures anti-désinformation. Facebook a par exemple récemment décidé d'interdire les propos négationnistes dans le monde entier, ainsi que les publicités anti-vaccins.

Le 14 octobre, Facebook et Twitter ont fait le choix de réduire la diffusion d'un article du New York Post portant sur l'affaire des e-mails ukrainiens de Hunter Biden, le fils du candidat démocrate.

Depuis plusieurs mois, les soutiens de Donald Trump brandissent cette affaire comme un épouvantail, insinuant que l'ancien vice-président est au cœur d'un conflit d'intérêts.

Twitter a rapidement décidé de rendre impossible le partage de l'article en question –une décision très rare pour une publication comme le New York Post. Car si le quotidien, un tabloïd à ne pas confondre avec le New York Times, est connu pour sa diffusion sans grande réserve de diverses théories complotistes, il reste un média mainstream majeur très lu aux États-Unis.

Les partisan·es du président ainsi que le président en personne, qui accusent depuis longtemps les réseaux sociaux de «biais anti-conservateur», ont immédiatement taxé les deux plateformes de censure.

Effet Streisand

Cette interdiction du partage de l'article a donc produit un effet Streisand, Trump lui-même multipliant les tweets de soutien au New York Post. Dans une campagne à couteaux tirés, le sujet est très vite devenu l'un des plus discutés sur Twitter.

Ce dernier s'est justifié dans un thread en expliquant que l'article du Post contenait des informations privées ainsi que des documents obtenus illégalement, ce qui est prohibé par ses règles d'utilisation.

Facebook a de son côté annoncé, via un porte-parole, que l'article incriminé était «éligible à une vérification de la part de nos partenaires extérieurs en charge du fact-checking», et que cela faisait partie de son processus habituel.

Cela dit, il est inhabituel pour Facebook de prendre des mesures si drastiques. Il y a seulement quelque mois, Mark Zuckerberg affirmait encore qu'il refusait que sa plateforme ne devienne un «arbitre de la vérité», une vision qu'il a défendue publiquement à de multiples reprises.

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