La vision de Proteus, selon le designer Yves Béhar. | Via le Fabien Cousteau Ocean Learning Center
La vision de Proteus, selon le designer Yves Béhar. | Via le Fabien Cousteau Ocean Learning Center

Proteus, le centre de recherche sous-marin géant de Fabien Cousteau

L'équivalent d'une station spatiale, mais à 20.000 lieues sous les mers.

Fabien Cousteau ne prépare pas une station spatiale, mais presque. Le petit-fils du célèbre explorateur et commandant de la Marine nationale, qui a baigné dans le monde marin depuis son enfance, a suivi les traces de son grand-père.

Devenu lui-même océanaute, chercheur et à la tête d'une fondation pour la préservation des océans, le Fabien Cousteau Ocean Learning Center, il se lance désormais dans une nouvelle mission: construire la plus grande base de recherche sous-marine au monde dans les Caraïbes.

L'infrastructure a été baptisée Proteus, comme le fils de Poséidon dans la mythologie grecque. Elle fera 430 mètres carrés et accueillera une serre hydroponique, un laboratoire, des chambres, un studio de réalisation de vidéos et même une infirmerie.

Pensée en collaboration avec le designer Yves Béhar, Proteus, si elle est menée à terme, devrait prendre ses quartiers au large des côtes de Curaçao, à 18 mètres sous la surface de l'eau.

Ambition océanique

Pour Fabien Cousteau, l'installation d'une base de recherche scientifique ambitieuse en milieu marin est essentielle. «L'exploration océanique est mille fois plus importante que l'exploration spatiale pour égoïstement préserver notre propre survie et assurer notre trajectoire dans le futur», explique-t-il à CNN. Les océans, poursuit-il, sont «notre support de vie, la raison initiale qui a permis notre existence».

L'idée de Proteus a germé en 2014, alors que Fabien Cousteau concluait une mission dans un laboratoire sous-marin nommé Aquarius, où il s'était immergé durant trente et un jours à 18 mètres de profondeur. Selon lui, les données collectées pendant ce mois sont équivalentes à «deux ans» de travail à la surface.

Mais Aquarius n'a été envisagé que pour accomplir des missions ponctuelles. Les habitats sous-marins «n'ont jamais été conçus comme une Station spatiale internationale», c'est-à-dire de manière suffisamment ambitieuse et pérenne, note-t-il auprès de Forbes. Les océans couvrent pourtant 71% de la surface de la Terre, dont l'être humain n'a exploré que 5%, selon l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).

La construction, la mise en place et le maintien de la base sur ses trois premières années coûteraient 135 millions de dollars, estime l'océanaute, actuellement parti à la pêche aux financements. Un coût dérisoire face aux quelque 3 milliards annuels nécessités par l'ISS.

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