Quand la chimie se mue en alchimie: le polymère présenté par les Coréens peut rapporter plus de douze fois sa mise. | chuttersnap via Unsplash
Quand la chimie se mue en alchimie: le polymère présenté par les Coréens peut rapporter plus de douze fois sa mise. | chuttersnap via Unsplash

Un polymère transforme vos déchets électroniques en or

Vos vieux ordis ou smartphones contiennent des trésors qui peuvent être extraits grâce à la chimie.

Un groupe de scientifiques rattaché aux Nations Unies vient de révéler la quantité de rebuts électroniques produits par l'humanité en 2019. Cette année est marquée par un record peu glorieux: 53,6 millions de tonnes de déchets EEE ont été comptabilisés en douze mois, soit une augmentation de 21% (9,2 millions de tonnes) en cinq ans.

D'ici à 2030, les scientifiques du Global E-Waste Statistics Partnership prévoient une accélération encore plus fulgurante, avec 74 millions de tonnes de «e-déchets» répandus sur la Terre.

Pour quelle raison ne recyclons-nous pas ces déchets électroniques? La multiplication des usages numériques, les cycles de vie plus courts de nos machines, les possibilités de réparation limitées ou encore le peu d'efforts des États sont à prendre en compte.

Le processus de recyclage et de récupération des matériaux rares ou précieux est complexe. Les méthodes utilisées actuellement pour réutiliser l'or, le cuivre, le fer ou autres sont coûteuses en énergie.

La chimie pourrait venir à la rescousse en proposant de nouvelles alternatives, et attirer de nombreux investissements vers la récupération de ces appareils abandonnés.

Éponge à or

Une étude menée par l'Institut supérieur coréen de science et de technologie (KAIST), l'une des plus grandes universités sud-coréennes, affirme avoir mis au point un nouveau polymère nommé «COP-180» qui pourrait révolutionner le recyclage des e-déchets.

Sa composition est basée sur la porphyrine, une molécule dont la structure hétéroclyte lui offre des capacités absorbantes. La composition de ce polymère poreux aurait la capacité de retenir certains atomes métalliques –l'or y compris.

La batterie de tests menées par les scientifiques, décrite dans le détail par Ars Technica, a permis de capturer 94 à 99% de l'or présent dans des circuits imprimés en un laps de temps de trente minutes. Selon les résultats de l'étude, ce procédé serait facile et économique à mettre en œuvre. Le polymère coûte 5 dollars [4,41 euros] par gramme à produire. Ce gramme a la capacité de capturer 64 dollars [56,5 euros] en or.

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