Certains minéraux présents dans les roches absorbe le dioxyde de carbone. | Jed Owen via Unsplash
Certains minéraux présents dans les roches absorbe le dioxyde de carbone. | Jed Owen via Unsplash

Broyer des rochers, une nouvelle piste pour stocker le CO2

Dispersés dans les champs, certains minéraux pourraient grandement aider l'humanité à sauver son climat.

Sous nos pieds se trouverait une solution viable pour réduire nos émissions de CO2 à l'échelle de la planète, l'un des enjeux majeurs du XXIe siècle afin de limiter le changement climatique.

La poussière de roche, une fois répandue dans les champs agricoles, permettrait d'absorber naturellement des quantités impressionnantes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature.

Avec le temps, certains minéraux présents dans les roches, comme le basalte, s'altèrent et absorbe du dioxyde de carbone. Sur des centaines de milliers d'années, ce mécanisme joue un rôle de stabilisateur climatique. C'est cette fonction que des scientifiques souhaitent exploiter, rapporte Ars Technica.

Pour accélérer ce processus et augmenter la surface de contact, les reponsables de l'étude, publiée dans Nature, ont eu l'idée de broyer la roche en micrograins. Une fois réduits en fine poussière, les minéraux concassés sont dispersés dans les champs agricoles. L'avantage est double: en plus d'absorber rapidement le CO2, cet épandage apporterait des nutriments à la terre et permettrait d'augmenter le rendement des cultures.

Un dixième du «budget carbone»

L'étude montre également le potentiel de l'utilisation de cette méthode à l'échelle de la planète. Sans surprise, ceux qui ont le plus à gagner de cette technique sont les trois plus grands émetteurs de dioxyde de carbone de la Terre –la Chine, les États-Unis et l'Inde.

Mais l'humanité toute entière en sortirait gagnante. En tenant compte du climat et de la superficie des terres cultivées, les scientifiques estiment que l'utilisation de poussière de roche pourrait éliminer entre 0,5 et 2 gigatonnes de CO2 par an d'ici à 2050. C'est près d'un dixième du «budget carbone» de l'humanité, la limite de CO2 que nous pouvons émettre sans aggraver le réchauffement climatique, rapporte New Scientist.

Si cette étude ouvre la porte à une nouvelle solution pour lutter contre les émissions de dioxyde de carbone, quelques détails pourraient ralentir son application. Son coût d'application reste encore supérieur à d'autres solutions, comme la plantation d'arbres, et l'utilisation de roche à grande échelle pourrait provoquer une relance de l'exploitation minière, ce qui ne serait pas sans conséquences environnementales.

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